Hum ! L’album perdu des Go-Betweens ? Pas vraiment puisqu'il est composé des premiers simples du groupe et de quelques fluettes démos enregistrées en vitesse sur un 4 pistes plus sobre qu'un chameau ascétique. Même si le son est globalement rachitique (avec de gros pains dans la compression et un souffle permanent certifié no dolby ) l’ensemble reste tout de même diablement aguichant. On y retrouve ce côté trottinant maraudé au Velvet, cette basse tourbillonnant autour des riffs assenés par une guitare raide comme on aime, cette manière même pas nostalgique de regarder les sixties au fond des yeux (« People Say » et son farfisa piqué chez ? Mark et ses mystérieux) et le goût de Forster et McLennan pour les histoires nonchalantes, le romantisme aigre-doux et la littérature de haut-vol (Hemingway, Brecht, Joyce, du Dylan austral).
samedi 7 mai 2016
The Go-Betweens - 78 'til 79 the Lost Album (1999)
Hum ! L’album perdu des Go-Betweens ? Pas vraiment puisqu'il est composé des premiers simples du groupe et de quelques fluettes démos enregistrées en vitesse sur un 4 pistes plus sobre qu'un chameau ascétique. Même si le son est globalement rachitique (avec de gros pains dans la compression et un souffle permanent certifié no dolby ) l’ensemble reste tout de même diablement aguichant. On y retrouve ce côté trottinant maraudé au Velvet, cette basse tourbillonnant autour des riffs assenés par une guitare raide comme on aime, cette manière même pas nostalgique de regarder les sixties au fond des yeux (« People Say » et son farfisa piqué chez ? Mark et ses mystérieux) et le goût de Forster et McLennan pour les histoires nonchalantes, le romantisme aigre-doux et la littérature de haut-vol (Hemingway, Brecht, Joyce, du Dylan austral).
samedi 19 mars 2016
Roger Rodier - Upon Velveatur (1972)
samedi 29 novembre 2014
Karen Mantler - Farewell (1986)

mercredi 3 septembre 2014
Bobby Charles - Bobby Charles (1972)

Cet été n'aura vraiment rien eu pour lui, des averses plus que de raison une quasi-froideur prenant de sournoises habitudes et une humeur globalement maussade entre les montées d’humidité.
lundi 26 mai 2014
Trees - Sleep Convention (1982)

mercredi 21 mai 2014
Todd Rundgren – Faithful (1976)

Voilà pour la face A, dispensable, mais assez amusante. La seconde face, la face B l'est un peu moins. Pour la première fois depuis Something /Anything Rundgren écrit et enregistre de simples chansons pop et s’éloigne des fatigants bidules expérimentaux échafaudés avec Utopia (farcissez-vous Todd Rundgren' s Utopia et Another Live l’un à la suite de l’autre et on en reparlera). Rien d’extraordinaire, des chansons aux arrangements parfois glutineux, mais un sens de la mélodie que l'on sent là pas très loin, prêt à caresser l'auditeur dans le sens du poil.
samedi 10 mai 2014
Mu – Mu (1971)

mercredi 26 mars 2014
Charanjit Singh - Ten Ragas to A Disco Beat (2010)
lundi 13 janvier 2014
Dalek I Love You - Compass kum'pas (1980)

mercredi 8 janvier 2014
The Replacements - Let it Be (1984)

dimanche 5 janvier 2014
The Everly Brothers - Songs Our Daddy Taught Us (1958)

dimanche 24 novembre 2013
Artery – One Afternoon in hot air balloon (1983)

dimanche 27 octobre 2013
The Barracudas – Mean Time (1983)

mardi 14 mai 2013
Jeff Lynne - Armchair theatre (1990)
Drôle de printemps islandais. Lyon ressemble de plus en plus à Reykjavik. Manque seulement une petite armée de fumerolles au-dessus de la Saône pour faire bonne mesure. On conviendra sans peine que dans une telle atmosphère le quidam ordinaire éprouve le besoin d’écouter les primesautiers Sigur Rós avant de se pendre au premier réverbère qui passe. Bienheureusement je n'ai rien du quidam ordinaire, les courtes félicités apportées par le trépas inopiné ne m'attirent guère et Sigur Rós, cette sinistre clique qui psalmodie dans un abominable esperanto nordique, ne m'inspire rien de plus qu'un vague ennui goguenard. En lieu et place de tout ça, je me suis donc mis à la recherche d’une musique capable d’atténuer la sourde neurasthénie qui m’accapare depuis bien trop longtemps déjà. Bon ma discothèque ne regorge pas tant que ça en disque joyeux (Pour un Bobby Lapointe, un Screaming Lord Sutch combien de Peter Ham et de Peter Hammill). Finalement, je me suis rabattu sur un disque semi-primesautier, le premier album solo de Jeff Lynne, sorti en 1990 et réédité récemment. Même s’il est de temps à autre alourdi par des arrangements bougrement fin eighties (cette fausse Linndrum), il se révèle être possiblement plaisant et en tous les cas capable de distiller un léger halo ensoleillé dans mes rideaux. Lynne n’est pas le premier venu, il n’est pas souvent morose et en tous les cas depuis ses débuts avec les Iddle Race jusqu’à ELO tout en passant par Move (très bien Move, Roy Wood est très rigolo) il sait concocter du simili Beatles au kilomètre.
Dans ce « fauteuil de théâtre », il y a une belle cohorte de pop beatlesque pleine de guipures chatoyantes, d’autres choses vaillamment situées entre les garçons de la plage et le mur du son construit par le cyclothymique en chef Spector ; des choses agréables et globalement joyeuses. Restent deux standards repris à la mode soyeuse de Willie Nelson (September Song et Stormy Weather) deux tristounets bouts de nostalgie. Et voilà que nous y revenons ! Le tristounet est décidément partout, il trottine dans les frimas, il vous saisit à la gorge, vous pince entre le cœur et l’estomac, c’est est un loup dépressif qui ne demande qu’à vous croquer ! Finalement, je crois que je vais réécouter Nick Drake en regardant tomber la pluie.
dimanche 3 mars 2013
The Beach Boys - The Beach Boys Love You (1977)
J’ai la très désagréable impression que l’un de mes indéfinis voisins vient de monter un orchestre. En effet, depuis bientôt une semaine, mes murs laissent assez fréquemment passer les roulements d’une batterie hasardeuse et les vrombissements d’une guitare basse tâtonnante. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si les aubades produites par ledit orchestre ne taquinaient pas une bien incertaine contrée musicale située entre la sororité discordante des sœurs Shaggs et un genre de Krautrock hagard et lancinant. Imaginez l’inconfort de ma situation, imaginez ma grande peine ! En contre-mesure, je me suis permis d’écouter un vieux disque des Beach Boys, sans ouvrir mes fenêtres – car il faisait aux environs de –5 °C – et à un volume sonore raisonnable, car voyez-vous, je fais tout pour ne pas gêner mes voisins.
Pour en venir vraiment aux Beach Boys, il faut savoir que The Beach Boys Love You devait être le disque du retour pour Brian Wilson. On l’avait ressorti du bac à sable où il végétait depuis le début des années 70 ; il allait montrer au monde ce dont il était capable. Le monde allait trembler, il ne trembla pas. En fait de comeback, The Beach Boys Love You est plutôt un delayed slight return, un aérolithe incongru, le palais du facteur Cheval ripoliné par le douanier Rousseau, le fruit d’un cerveau partiellement détruit et un embarrassant retour vers la petite enfance. Coaché par son psychiatre gourou, le Dr Landy, Brian y affiche une touchante naïveté qui n’est plus de son âge. Les lyrics frôlent le ridicule tandis que quelque chose de cinglé se trame en sous-main. Ce côté cinglé, qui peut sembler sonner faux, ne sonne pourtant pas si faux que ça : il sonne simplement bancal. Les chansons que nous écoutons sont toutes de guingois, car elles sont l'œuvre d’un gamin de substitution, un alchimiste toqué et enfantin qui, lorsqu’on lui donne un studio, un synthétiseur krapouet, des voix, sait encore en faire de l’or, de l’or bizarre, mais de l’or tout de même. Il y a peu de disques aussi tranquillement dérangeants, de disques où l’on perçoit, au-delà des ravages et du quasi-babil, la persistance et la fidélité d’un génie endommagé envers son propre don.
mercredi 6 février 2013
Gene Clark - Two Sides to Every Story (1977)
C’est un fait acquis, une quasi-certitude, les gens qui savent vous l’affirmeront sans aucune crainte : Gene Clark après le terrifiant No Other n’est plus rien ou tout comme. Il y a bien quelques disques après, quelques courts cahots essoufflés, mais l’essentiel n’est plus là, l’essentiel est abandonné et dit dans No Other disque étrange et grand manifeste mid-seventies en forme de gueule de bois carabinée.
Eh bien figurez-vous que les gens qui savent se noient peut-être dans l’erreur ! Allez savoir et regardez par exemple ce qu'il y a dans le vrai cœur d’un disque plus tranquille et sans risques comme Two Sides to Every Story : beaucoup, encore.
Cherchons… voyons voir, écoutons... vraiment...
On dira cinq titres un peu quelconques country middle of the road avec le souvenir des yodelers dans la gorge, du bluegrass avec ce qu’il faut de banjos et de violons (on tape des pieds) un boogie sympathique Kansas City Southern… Voilà pour les titres les plus faibles, rien de bien transcendant.
Je sais bien que le commun des mortels n’aspire pas à être transporté vers le divin à tout bout de champ, mais néanmoins venons en au transcendant, et vite ! Oui dans le vrai cœur de Two Sides to Every Story il y a du transcendant et de l’élevé … Ces cinq ballades restantes, toutes aussi belles les unes que les autres aussi belles que les plus belles chansons de Mickey Newbury… Sister Moon , avec ce piano électrique doux et cet air décontracté même dans les montées en neiges sentimentales, Silent Crusade le ressac... la voix de Gene Clark n’est pas extraordinaire en elle-même, comme toujours c’est plus un ton et une inflexion singulière qu’une voix, un accent par où le chagrin est passé plus qu’un symptôme de chagrin redondant… Give My Love To Marie une chanson de gueule noire, un mineur qui espère pouvoir aimer avant de mourir les poumons embrumés , du Springsteen puissance mille… Hear The Wind merveille mid tempo panthéiste, mettez votre tête sur mes épaules séchez les larmes de vos yeux, regardez le soleil qui se couche, entendez comme le vent pleure.
Gene Clark était un type étrange, un entiché du chagrin comme dirait l’autre. Un flétrissement inflétrissable, un tourment épanoui, immortel, une timidité de rose et des plaintes. On ne sait quasiment plus rien de lui mais sa renommée trouble les nuages… Le ciel n’attend pas...
mardi 22 janvier 2013
The Raincoats - Odyshape (1981)
dimanche 6 janvier 2013
Matthew Young - Traveler's advisory (1986)
I fell in love with the hammered dulcimer. Since I also play the banjo, I decided to explore my interest in folk and blues, with electronics accompanying and filling in for other traditional instruments.
jeudi 27 décembre 2012
Ned Doheny - Hard candy (1976)
Cocaïne et bassin javellisé à l’ombre des palmiers. Grande oeuvre oubliée d’une caste patibulaire, mais presque, je veux évidemment parler de la caste des musiciens (musicos) de studio portant catogan et arborant une technique sûre d’elle-même. Un vrai cauchemar à punks, des basses (sans mécaniques apparentes) slappées et bichonnées en l'absence du plus élémentaire médiator, des guitares funky white soulful, des saxophones pro-anti Eric Dolphy, des voix aux yeux bleus délavés, des mélodies bien peignées, des lyrics adultes et concernés. Bref que du bon, voire du pire suivant l’axe de notre observation. Pas loin du meilleur Steely Dan (sans la perversité) et du plus écoutable des saloperies west-coast.
Pour information du côté des catogans, de la fameuse souplesse de poignet et loin de toute raideur, on notera la présence de quelques relachés sirs aux nez encombrés : David Foster, Don Henley, Glenn Frey, Tom Scott, Steve Forman, Linda Ronstadt (une auburn dans la bagarre), J.D. Souther, John Guerin, Steve Cropper, Hamish Stuart ou encore la section cuivre de Tower of Power, soit la crème de la crème californienne mid-seventies, une sorte de synarchie hâlée de la chemise à fleur que cette crème là.
jeudi 13 décembre 2012
Ronnie Lane - Ronnie Lane´s Slim Chance (1974)
Voilà pour Ronnie Lane, voilà pour la musique.
