
mercredi 8 janvier 2014
The Replacements - Let it Be (1984)

mercredi 11 décembre 2013
The Wedding Present- George Best (1987)

dimanche 24 novembre 2013
Artery – One Afternoon in hot air balloon (1983)

dimanche 11 août 2013
Talking Heads – Fear of Music. (1979)
-Frontal.jpg)
mardi 22 janvier 2013
The Raincoats - Odyshape (1981)
mardi 1 mai 2012
Minutemen – Double Nickels on the Dime (1984)

vendredi 6 avril 2012
The Chameleons - Script of the bridge (1983)
vendredi 9 mars 2012
mardi 6 mars 2012
Martyn Bates - Love Smashed on a Rock (1988)
lundi 12 juillet 2010
The Field Mice - Snowball (1989)
Le dessus de ma bibliothèque est une sorte de débarras à plafond ouvert où je range ce qui ne peut être rangé ailleurs. On y trouve quelques vieux disques, des livres honteux qu'il faut cacher, des boites pleines de secrets… Je fréquente rarement ce dessus, je me contente parfois de le regarder avec indifférence et pour tout dire je le néglige. Pourtant aujourd'hui je suis « monté » à sa hauteur, car il me fallait retrouver quelque chose. Je ne vous expliquerai ce qu'était ce quelque chose, il y a des secrets qu'il faut savoir garder pour soi, sachez seulement que ce n'était pas plus un disque qu'un livre, que ce quelque chose je ne l'ai pas retrouvé et que par contre, à sa place, j'ai retrouvé un vinyle du groupe Field Mice, un 25cm (7" pour les Anglo-saxons) un disque complètement relégué dans le goulag de ma mémoire. Oh ! pas de quoi me voir choir de la chaise rouge si peu dessinée Stark qui me servait d'escabeau de substitution, mais un petit vertige tout de même, et puis des souvenirs qui remontait au moment même où je soufflais sur l'abondante couche de poussière recouvrant cette bizarre pochette lilas; une drôle de poudre pour ouvrir la mémoire.
Bientôt revenu à l'altitude plus raisonnable et en tous les cas moins périlleuse de mon parquet, je me dirigeais d'un pas décidé vers mon teppaz avec l'idée pas si sotte de réécouter ce disque, pour voir... Canicule oblige mes volets adroitement entrouverts « en persienne » laissant passer un mince filet de fraîcheur, mon teppaz derrière moi, je m'étendais sur mon canapé écru en position latérale d'insécurité et j'écoutais.
Et bien voyez-vous que la grâce et la légèreté sont toujours là ! Cette guitare et cette basse en ronde bosse tournent et vous pince encore la poitrine. Bobby Wratten le chuchoteur des Field Nice reste cet adolescent cotonneux qui chante comme s'il venait tout juste de s'éveiller. Je l'ai retrouvé, lui et son alter ego Michael Hiscock tels qu'ils étaient il y a vingt ans avec leur finesse de touche, ce tempérament monochrome qui vire au pointillisme, ce savoir faire tendre... En fait, je n'avais pas complètement oublié tout ça, Bristol, l'écurie Sarah records, la fragilité de cette pop de lycéens sensibles… Je n'avais pas non plus complètement oublié ce disque alors il s'est imposé de lui-même, comme en terrain conquis. Let's Kiss and Make-up est toujours cette belle entrée somnambulique et End Of The Affair cette « chanson de rupture » qui en remontrerait beaucoup à certains. J'avais seulement oublié le dernier titre Letting Go, qui ressemble à la forêt de Robert Smith, mais une forêt plus rose, plus timide, une forêt où Bobby Wratten et Michael Hiscock regarderaient vraiment leurs chaussures… Pour le reste, vous savez tout, vous savez qu'il faut aimer Felt et certaines chansons, oui CHANSONS, de Durutti Column. Vous savez également qu'il faut aimer ce disque des Field Mice, car il faut chérir la fraîcheur par temps chaud.
vendredi 28 mai 2010
Codeine - Frigid Stars (1991)
Les journées sont bien longues, mais ce n'est pas une raison pour confier leur exécution à un seul guillotineur. Par exemple, on peut utiliser la musique comme bourreau : elle « raccourcit » très bien. Il suffit de bien choisir sa musique, les ressources des musiques sombres, lugubres et déprimantes me semblent inépuisables, elles possèdent un sortilège que n'ont point les musiques allègres : celui de nous rendre plus tendre, plus aimant, plus aimé que nous ne sommes puisque plus facilement délectés par des pensées funèbres ; ces musiques sinistres n'exigeant aucun effort de nous elles souffrent à notre place. C'est un dissolvant qui ne laisse rien de nous et ne nous laisse rien.
Pour une déprime un peu poseuse, vous pouvez par exemple très bien écouter Godspeed You! Black Emperor, vous verrez que le disque souffre très bien à votre place, vous pourrez même accompagner votre écoute d'une lecture bien déprimante, je ne sais pas moi Mars de Fritz Zorn par exemple… Pour une vraie, une profonde déprime, une déprime ontologique, vous pouvez mêler vos larmes à celles de Robert Wyatt , vous noyer avec lui dans Rock Bottom, c'est un grand disque désespéré, mais plein d'espoir… Pour une fausse vraie déprime, vous pouvez retourner dans le No One Cares de Sinatra ; on n’est jamais déçu par ce disque, il vous rend presque heureux d'être déprimé … Pour une déprime sentimentale carabinée, vous pouvez écouter le beau disque que Sybille Baier à enregistré en 1972, c'était entre deux Wim Wenders gris, dans une époque bien terne… Si vous vous limitez à la musique populaire et à ses ersatz il est bien évident que Lou Reed et son sinistre Berlin (Coney Island Baby est bien meilleur) sont faits pour vous , il y a aussi le Music for a New Society de son faux frère maudit John Cale. Les vieux adolescents mous amateurs de coquillettes se retrouveront certainement dans la cotonneuse pornographie phonographique de Robert Smith, ce n'est pas grand-chose, mais c'est assez joli. Les vieux adolescents lugubres retourneront incessamment dans les plâtres étouffés de Joy Division, ils réécouteront Closer et ils laisseront une nouvelle fois Ian Curtis souffrir à leur place. Pourtant, Closer est un vrai-faux disque désespéré il y a de la lumière à la fin…
Tiens en prenant un exemple moins évident il fut un temps ou j'aimais écouter Codeine et notamment leur premier album Frigid Stars. J'étais encore perclus de mollesse post adolescente encore embuée par la bêtise de mon âge. Je m'étendais l'air hagard sur un lit « pas fait », je regardais le plafond tout en ressassant mes divers déboires sentimentaux . Je me laissais couler dans cette musique sans me rendre compte que c'est elle qui se noyait, j'étais bien bête. Aujourd'hui je n'écoute plus trop Codeine, d'ailleurs je ne sais pas si je ne suis pas le seul à ne plus trop écouter Codeine, c'est un groupe un peu oublié, ses membres ont beau avoir inventé sans le savoir un genre: le slowcore, ils n'ont sorti que deux disques et ont vite disparu de la circulation ; il y a bien un bon album du batteur/guitariste Chris Brokaw mais rien d'autre, ou presque…
Si mes souvenirs ne me trahissent pas, Frigid Stars était un disque lourd et endormi, un disque qui semblait vouloir s'écrouler en permanence, mais qui bizarrement ne s'écroulait jamais vraiment ; d’où cette étrange tension et ce suspens permanent : y aura-t-il catastrophe ou n'y aura-t-il pas catastrophe ?
Tout commençait par D, une vraie grande chanson, un classique dépressif plein de découragement, un genre de chef-d'œuvre asthénique qui laissait un goût de cendre dans la bouche. Le reste n'était qu'une suite de déclinaison de cette « ouverture clé », on y retrouvait de la colère glacée , de la frustration contenue des moments comme en équilibre au bord d'une éventuelle dégringolade. Les mots sinistres flirtaient avec le morbide pendant que les musiciens souffraient froidement. Un disque idéal pour ressasser et pour rouvrir des plaies qui n'avaient jamais été ouvertes, un disque qui vous attrapait avec ses grandes pattes molles puis vous avalait, vous nettoyait dans sa « machine » intérieure, pour mieux ensuite vous expulser comme lavé, presque vierge de tout surmoi lugubre ; bref un disque idéal pour un jeune adulte doutant-douteux. Aujourd'hui je suis plus vieux et c'est le « détachement bakerien » qui me ferait plutôt pleurer, que voulez-vous j'ai plus de bonnes raisons pour me donner envie de pleurer. Enfin que tout cela ne vous empêche pas d'écouter ce Frigid Stars il est toujours très bien, et puis vous êtes peut-être jeunes après tout...
dimanche 12 juillet 2009
WC3 – Moderne Musique (1982)
On aimait beaucoup WC3 parce qu’intuitivement on sentait bien que c’était un groupe qui ne tricherait jamais, loin du post-punk rennais à saxophone (la clique raide de Marquis De Sade) loin des chemises rouges et des simulacres stoogiens en ouverture de Talking Heads (les mignons Taxi Girl), loin aussi de la brume anglaise et de ses vagues sombres (Joy Division et tutti quanti...) On aimait beaucoup WC3 parce que c’était un groupe puissant et sincère, drôle et sanglant, qu’il ne ressemblait à rien si ce n’est à lui-même et que, par exemple, son chanteur paraissait davantage préoccupé par ses tripes que par la pâtisserie viennoise ou la grande Europe. On aimait aussi beaucoup et surtout WC3 parce qu’il y avait Janine… Janine pieds nus sur la pochette ratée de leur premier disque réussi, une jeune Juliette Binoche en mieux. Janine et ses claviers qui étaient là, partout, un ciment merveilleux que ces claviers là, Janine le Dave Greenfield du Nord , le Ray Manzarek de St Quentin ( Aisne). On aimait WC3 et puis Janine est morte, suicidée un soir… backstage. On est resté un peu con, on était un peu amoureux d’elle sans même la connaître. Les strates du temps sont passées par-là, posées en fines lamelles, on a oublié Janine et WC3… Jusqu’à ce que …
Tiens l’autre jour, je déplaçais une pile de 33 tours et à travers le petit nuage de poussière inévitablement engendré par le déplacement, j’ai vu dépasser un coin de pochette: Moderne Musique par WC3 ! Intrigué, j’ai donc tiré la pochette, je l’ai même extirpé péniblement car elle était quasi collée entre un Greatest Hits de Roy Orbison et le Get Happy du binoclard Declan MacManus. L’opération achevée (l’extraction menée) je me suis alors retrouvé avec un disque en moins dans la pile de 33 tours mais avec entre les mains une pochette que j’ai toujours trouvée très à mon goût bien qu’elle soit plus moche que le gibbeux du coin... Ah ! oui, glissé dans le fourreau de cette pochette moche, il y avait encore un poster… et même, voyez-vous, un disque… un disque que j’avais beaucoup aimé en son temps, le disque de WC3… Estimant la chose possible, tenant 33 centimètres de celluloïd dans une main et mon courage dans l’autre, j’ai alors pris la ferme décision de réécouter tout ça et je me suis dirigé vers mon presque teppaz… Alors ?
Alors, il n’y a pas de déception à avoir, c’est toujours aussi bien, puissant et humble… Breakdown : « ce son d’enfer au sourire narquois » ce Bal des Lazes qui vire London Calling ; une merveille rêche, tendue et viscérale. Le reste pareil ou presque : ces claviers constamment judicieux, cette fatale cavalcade ferroviaire : Orient Express, ce spleen adolescent qui ne vire pas au mièvre : Mort et vainqueur, Derniers baisers du vautour … Ecoutez ce disque, il a toujours de la personnalité et il frémit encore. Ecoutez aussi les autres : WC3-1978-1980, une compilation raide-punk sur les débuts punk-raides du groupe, écoutez aussi et surtout La Machine Infernale, un disque très sournois, un son inquiétant comme si le tout tourbillonnait dans un lave-linge noyé par le sang coagulé, un climat problématique et plus lynchien que tous les lapins écorchés en lévitation du monde. Bref un disque intriguant , tellement intriguant qu’il est introuvable… Quoique…
vendredi 10 juillet 2009
The Specials - Friday Night, Saturday Morning
« Wish I had lipstick on my shirt
Instead of piss stains on my shoes »
« Friday Night, Saturday Morning » c’était le « Friday on my Mind » des Easybeats, mais abordé par sa face raide et blafarde. Cette lymphatique musique de train fantôme… Les « joies » du vendredi soir : descendre une multitude de pintes dans la boite du coin, regarder les filles, mais pas plus… Les « joies » du samedi matin : rentrer seul, attendre un taxi, une tourte à la viande dans la main, un pied dans une flaque de vomi… Bref, Terry Hall était un sacré « écrivain de chansons. »
« J’aurais préféré avoir du rouge à lèvres sur ma chemise plutôt que de traces de pisse sur les chaussures »
jeudi 13 mars 2008
Weekend – La Varieté (1982)
Le disque de Weekend La variété était très beau, presque aussi beau que celui des Young Marble Giants, mais autrement. Des instrumentaux latins et désinvoltes, des chansons brèves, sortes d’aperçus laconiques ornés d’arpèges circonspects, de la variété où les types savaient presque jouer, mais léger, léger, sans gras, tendre et émouvant.. Il y avait, aussi et surtout dans ce disque, suspendus en fin de seconde face deux sombres miracles en apesanteur: Nostalgia et Red Planes. Du Nico non sépulcral et sans harmonium, du Nico non guttural et non ontologique ; avec une admirable non chanteuse détachée et un vrai violon triste, mais pas trop. L’écoute de ce disque procurait un sentiment d’inquiétude lasse, de désespoir indifférent, une beauté précaire qui avait tout du prodige et de l’œil du cyclone réunis.. Ensuite Weekend sans Allison Staton est devenu Working Week, une plaisanterie sinistre, de la musique pour sofa beige et ascenseur bien huilé, un truc de froide hautaine qui sera démocratisé par le glaçon technique Sade. Allison Staton, elle, chantait comme on siffle en repeignant le plafond, à l’ombre des démons, c’est pourquoi nous l’aimions.
« Curious band. Like a mixture of Tom Tom Club, Joy Division, Manu Dibango, Anton Carlos Jobim and Young Marble Giants »
mardi 8 mai 2007
Cool Memories 3
Je retrousse mon jean à hauteur de chevilles, laissant sournoisement apparaître une paire de chaussettes forcements noires prolongées par d’assez reluisantes Doc Martens en peau retournée marron. Je porte cette petite veste cintrée bleue électrique avec des épaulettes qui laisse croire que je pratique la profession peu usitée de groom saturé post atomique dans un hôtel désaturé.. Rue de la République non loin de la FNAC j’achète un paquet de Pall-Mall sans filtre. Le paquet est souple, les cigarettes plus longues, le paquet est rouge il tranche superbement en dépassant nonchalamment de la poche de ma veste tellement remplie de bleu Ikb klein. Sur cette veste facilement colorée j’ai accroché un badge verdâtre de New Order reprenant les couleurs, la typographie de Ceremony le premier Ep échappé de chez Factory Records après la mort de Ian Curtis... Plus loin, rue Mercière, au milieu des affiches lacérées, je croise Gilles, nous conversons bientôt avec les fatiguées prostituées du secteur. Gilles fume des Camel, les filles rigolent… Un peu plus tard devant la vitrine de S.. (le nom m’échappe) au moment même où nous regardons avec concupiscence un tee shirt des Stranglers , un skin à l’improviste vient nous chercher des noises. Le pauvre garçon boule de haine bondissante, nous traites de pédales, de bougnoules en vestes bleues, de mods ! J’essaye de dulcifier le dialogue, mais peu finement Gilles crache à la gueule du tondu qui bientôt sort un pistolet à eau plein d’un liquide incertain. Un peu inquiets rapport à la nature du liquide (de l’urine !) nous détalons derechef le débile à nos basques. Apres une course peu commune qui nous voient traverser à toutes berzingue la place des Terreaux, nous semons le monospore raz du tif les premières pentes de la croix rousse atteintes (il faut bien dire que le pistolero tondu est généralement peu sportif en plus de nazillon.) Pour nous remettre de nos émotions nous achetons une commune Jeanlain chez le premier arabe du coin et redescendons vers les quais de Saône en devisant doctement sur les mérites comparés d’Echo and the Bunnymen et de Killing Joke . Plus tard le pont traversé, Gilles roule un joint dans une pissotière voisine de la cathédrale St Jean ; joint que nous allons gaillardement mégotter sur le quai devant le palais de justice. Apres avoir balancé deux trois cailloux sur les péniches qui passent, nous remontons dans la circulation... vers le monde... de ventrus nuages sombres trouent le bleu pâle , l’orage guette…
A présent je porte des pantalons décathlon Quechua souples et kakis, je me chausse de fonctionnelles baskets grises avec des rayures oranges, sans chaussettes. Je ne fume plus rien depuis longtemps. La rue Mercière n’est plus qu’une accumulation de restaurants vulgaires et faussement chics. Il n’y a plus de prostituées elles se sont déplacées plus loin derrière la patinoire, elles ne parlent plus la langue du pays, ce qui ne favorise pas les discutions. La place des Terreaux à été relookée par Jean Nouvel, il n’y plus de pissotière et le parvis de la cathédrale Saint Jean est envahi à présent par les Punks à chiens. Sur le quai devant l’ancien palais de justice il y a maintenant un parking. On a jugé Klaus Barbie, mais il y a toujours des skins. Gilles la dernière fois que je l’ai vu était chauve et père de trois enfants. L’orage journalier s’annonce…
vendredi 20 octobre 2006
Je baisse ...
J’ai vu un concert de Téléphone (!) au palais des sports de Lyon en 1979 les grands était assis part terre et attendaient le début des hostilités en fumant des cigarettes odorantes. Ensuite le concert était vachement bien dans le genre : je transpire tu m’égoutte. A la fin pour sortir ça piétinait devant les sorties … moi je piétinais bien plus que la morne piétaille à écharpes mauves il faut dire qu’étant petit j’étais déjà grand, dieu me gratouille ! Un peu plus tard vers 1981 j’ai vu un concert de PIL au palais d’hiver de Lyon. Les Punks Not Dead étaient debout plein de morgue et de mauvaise bière. Il y avait une cohorte inquiétante de filles avec des coupes de cheveux aléatoires et du maquillage super noir. Le concert était chaotique dans le genre : je te crache dessus, tu m’essuie pas. un quidam incertain c’était même jeté du premier étage sur la foule pogotante et le Punks Not Dead qui chute est ma foi assez problématique envers la gravité. A la fin ça trépignait péniblement pour sortir vers le monde éduqué. Pas fou j’étais resté au bar laissant la piétaille anarchisante en retard de deux ans se disséminer dans la brume , dieu me pardonne !
C’est en feuilletant mollement les Cahiers Du Cinéma qu’au milieu d’un assoupissement non passager j’ai appris la mort de Bernard Evein, le décorateur de Demy des Parapluies de Cherbourg et d’ Une chambre en ville, vous voyez ces décors merveilleux ? mais aussi de Godard et de sa Femme est une Femme sacrément coloriée de la plus sage Cléo de Varda aussi… il y a une esthétique Evein au milieu de la nouvelle vague même si cette dernière fait la maline avec toutes ses histoires d’auteurs tout ça et que bon les artisans c’est pour papa et Marcel Carné… Evein est important comme Coutard est crucial comme Gegauff est immensément influent dans l’ombre un sacré croquignolet d’ailleurs Gegauff .. Evein craquait plus tendre lui …
C’est aussi en feuilletant mollement les Cahiers Du Cinéma qu’au milieu d’un assoupissement non passager j’ai appris la mort de Gérard Brach, le scénariste de Roman Polanski , de « Répulsion » de « Cul de sac » et du « Locataire » vous voyez toutes ces histoires de gens enfermés … S’il y une marque Brach c’est celle de l’enfermement de la claustration volontaire . Brach était agoraphobe comme Manchette (comme d’autres …) et donc le coté mal pensant polonais poussière cachée sous le lit et voyage autour de ma chambre c’est surtout le fait de Brach et d’ailleurs même chez les autres dans de gros films pachydermiques comme « La guerre du Feu » et « Le non de la rose » du professionnel de la profession Annaud il reste un goût de chambre pas aérée ou plus précisément de cette peur irrationnelle de sortir de la chambre (ou de la grotte) … Brach restera aussi bien avant la fille Coppola comme l’inventeur du jet lague style avec « Frantic» et comme le scénariste du vrai dernier Antonioni « Identification d’une femme » … mais là c’est l’autiste italien qui domine … bien que le brouillard c’est bon de s’enfermer dedans aussi.
lundi 4 septembre 2006
Cool Memories 3
Plaisir inconnu mon œil ! Moi un casque audio sur les oreilles insidieusement dissimulé sous les couvertures bravant le couvre feu familial, un casque Pioneer énorme modèle 1980 les couvertures en laine dégageant une légère électricité si peu statique et la musique qui s’écroule dans le casque et la musique qui n’explose pas ! Qui IMPLOSE! qui m’implose DEDANS comme ça par mégarde et le truc qui remonte de l’estomac vers les yeux dans des larmes hypothétiques et bien réelles, grand disque je suis encore convalescent 26 ans plus tard, Closer est pire en mieux.
Joy Division - Unknown Pleasures (1979)
dimanche 16 juillet 2006
Cool Memories 2
Avec un nom pareil et chez Factory en plus ça devait être de la cold wave frigorifique et bien non surprise découverte interloquée d’une musique délicate et totalement atmosphérique je n’ai pas ramené le disque chez le marchand et j’ai découvert par la suite qui était le fameux Durutti.
The Return of The Durutti Column (1980)
