lundi 8 octobre 2007

Gravenhurst - The Western Lands (2007)



Ainsi les formes naissent d’un protoplasme torturé, elles sont des formes de douleur où même l’aérien n’apaise rien, où l’aérien n’est qu’une énergie exprimante et rien de plus…
On a beau écouter tous ces disques aériens, les disques aériens ne consolent de rien. Encaissés dans les souvenirs, dans ce qui les fait vraiment… Et nous crispés en les écoutant.
Cette figure cachée dans les mains, ses silences à elle qui n’étaient que des voiles, des tendresses de surface…
On a beau écouter tous ces disques lents et célestes, on s’aperçoit qu’ils ont tourné, alors qu’on ne les voit jamais vraiment tourner (et le numérique ne tourne pas), la lenteur leur confère un caractère doux et tranquille mais cette adhésion peut-être inconsciente à leur calme peut donner une impression fausse et singulière, une impression de souplesse totale, alors certes oui vers l’aérien … mais l’aérien n’apaise en et de rien, car il vient de plus loin, des souffrances ramassées, cette somme de calamités …
Nick Talbot est le plus souvent lent et aérien (pas toujours lent) son Gravenhurst flotte et polit sans être lisse…Halo barretien, Red House Painters sans éboulement, Jesus et Marie enchaînés sous hélium, Pale Saints ? Un beau disque aérien ? Un beau disque sans conséquences qui oublie d’où il vient ? Un beau disque tout court ? Non ? Alors reprenons…

Il faut avoir des ailes, quand on aime l’abîme
Il ne faut pas se cramponner
Comme tu le fais, pendu

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