lundi 29 septembre 2008

Dom - Edge of Time (1972)



Ces lueurs psychédéliques, des naissances ébauchées, un cosmos naissant ; le cosmos des limbes, lueurs et limbes... Le bord du temps et la lumière d’automne qui est belle, un ciel d’un bleu réservé à septembre, et nous pourtant hors du temps, avec l’espace, et cette musique qui repose semblable à une rêverie unie. Un voyage, un trip mauvais comme souvent pour ces sombres litanies early seventies. Plus que du relâchement et de l’abandon un cauchemar lysergique, un acid test rattaché aux obscurités krautrock loin des mornes fossoyeurs Pink Floyd et de l’école de Canterburry.
Un orgue qui s’élève, des flûtes maladives, du bruit et de la cacophonie, et bientôt cette guitare espagnole qui approche tranquille, plus elle est tranquille plus nous sommes inquiets... c’est un disque très inquiétant... c’est un disque même effrayant.
On se croyait deux, nous et le disque, alors qu’on était seul. La moitié du monde ne vient pas de disparaître, elle n’a jamais existée.
Nous ne sommes plus qu’un morceau de chair qui ne put jamais être un corps, qui fut trop lâche pour être un corps.
Ce disque est sinistre et déprimant ne l’écoutez pas !

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