mardi 29 mai 2007

Lewis Milestone - The Strange Love of Martha Ivers (1946)



Film noir archétypal avec tous les codes inhérents au genre : Héroïne fatale et ambitieuse, corruption latente, emprise du passé sur des personnages qui ne parviennent pas à se libérer.. En gros noir c’est noir et il n’y a pas trop d’espoir... Lewis Milestone en bon artisan suggère assez bien : substituant systématiquement la noirceur morale de ses sujets par des scènes globalement charbonneuses et … au cœur de ténèbres …Jolie suite de chutes dans une pénombre de plus en plus incontournable... dégringolades sentimentalo-tordues seulement éclairées par de frêles bougies qui pourraient être les seules à témoigner d'une multitude de turpitudes (non mais). Meurtres, faiblesses non passagères, autodestruction, tout le tremblement... Les personnages qui, parviendrons à s’extirper de la boue du passé réussirons à sortir de cet enfer bourgeois provincial et globalement nocturne, quant aux autres les pauvres !
Script et dialogues de Robert Rossen assez subtiles , belle distribution , premier rôle d’un Kirk Douglas pour le moins fragile (déjà la fossette) Barbara Stanwyck chafouine comme à son habitude , Van Helfin en lourd léger dur à cuir et surtout la magnifique Lizabeth Scott très émouvante sorte de Lauren Bacall lo-fi aux yeux liquides…

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