mardi 6 décembre 2005

J.M Coetzee – Le maître de Pétersbourg (1994)



Le Maître de Pétersbourg est une tentative intrigante, avec pour héros Fiodor Dostoïevski, Netchaïev et les nihilistes toute la petite artillerie du roman russe fin 19eme... Forcement ténébreuse , la Russie est un vaisseau erratique en voie de perpétuelle décomposition. Tout est magnifiquement emmener, avec un brio glauque et captivant. Néanmoins on sent bien que l’intrigue et le romanesque - cette merveilleuse mécanique fluide - sont là pour faire passer la pilule sans sombrer dans les marécages pénibles de l’autofiction.
Et oui ! On pourrait s’épater avec J.M Coetzee et gueuler dans l’élan Dostoïevski c’est moi !!! Puisque comme à son habitude il ne parle que de lui, de cette litanie de thèmes ressassés jusqu’à l’intérêt littéraire ; de la filiation, du sexe et de la décrépitude, de la grande fatigue des corps face au monde. Avec toujours la grande Histoire qui se mêle à la petite ou plutôt transforme celle-ci pour le plus grand malheur des personnages. La misère, la lourdeur de l’Etat, la lourdeur des révolutionnaires Nihilistes, contaminent tout, comme dans son grand roman Disgrâce, comme en Afrique du Sud, c’est toujours la même histoire.

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