mardi 30 mars 2010

June & The Exit Wounds - A Little More... (1999)



Originaire de Champaign-Urbana une petite ville universitaire du sud de Chicago, Todd Fletcher travail dans l'informatique le jour ; la nuit, il est chanteur, guitariste, pianiste, batteur, tout ce que vous voulez... Ainsi, on l'a entendu tambouriner derrière Angie Heaton, une copine du coin, il a également enregistré deux trois choses avec l'icône postpunk Nikki Sudden et joué des claviers avec les Chamber Strings un petit groupe local à goût Big Star.
June & The Exit Wounds est son projet solo, son vrai truc, un truc où il joue de tous les instruments : un simple piano, une basse, une batterie, une guitare, un xylophone... Pour les mots il se débrouille avec son journal intime, pour les mélodies il se met à genoux devant l'un des autels pop bâtis par Brian Wilson et l'inspiration vient (il y a une photo de Brian cachée dans la pochette, c'est un indice...). Il faut que vous sachiez qu'il n'y a qu'un seul album de June & The Exit Wounds sur le marché et que c'est un peu dommage (il y a aussi un EP introuvable...)
Voilà pour le factuel, pour le reste : Brian Wilson donc, mais aussi Todd Rundgren, ce Todd grande époque qui faisait lui aussi tout tout seul. De ce Todd là, outre le savoir-faire, il y a chez Fletcher cette conscience que tout ce qui venait avant lui n'a pas existé pour rien, ce romantisme ingénu à vouloir rassembler tout ce qui c'est fait de plus doux, de plus élégant dans la musique populaire des années 50,60,70... Voilà pourquoi en écoutant ce disque on se retrouve, sans parapluie, sous des pluies d'harmonies souvent dignes des Beach Boys, devant des torch-songs enfantines, comme chez Blossom Dearie... Il y aussi des arrangements pour piano expansible, des lignes de guitare qui flottent subtilement, le « lustre et la finition » de Steely Dan rodent en permanence. Bref, on dira qu'il n'y a presque que du bon dans tout ça et parmi ce bon on n’oubliera pas la voix de Todd Fletcher : une voix de fausset qui croone dans le miel, un peu comme celle de Carl Wilson, ce qui n'est pas rien.



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