vendredi 23 janvier 2009

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion (2009)



J’ai toujours voulu garder en ce bleugh deux trois principes de bases, j’ai par exemple toujours voulu ne pas céder aux sirènes du consumérisme ambiant, j’ai également toujours voulu me faire le tendre zélateur des choses appréciées en oubliant mon acrimonie envers le non-éternel de l’abîme… Eh bien voyez-vous tout ça c’est fini, du passé, force est de constater que j’ai craqué ! Il faut dire qu’en dehors d’une enfance difficile, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai en effet écouté le nouvel album d’Animal Collective ! Une écoute que je ne recommanderai pas même à mon meilleur ennemi. Une seul rencontre avec cet ensemble musical alternatif porté au pinacle par la nouvelle Académie du bon goût dépeigné et mes principes acquis (et usés ?) ont cédé tel le premier barrage de Malpasset venu devant un mince filet d’eau qui ne lui demandait rien.
Voilà le verbatim stricto sensu de cette problématique rencontre :

Je commence à l’instant l’écoute de cette chose. Le premier titre est abominable, des claquements de mains, des hippies, des bougies et des « effets sonores »… bref, que du pire !

Le deuxième titre est imbuvable, encore plus atrophié de la mélodie… du Philip Glass amoindri avec des mains qui claquent, putain de mains qui claquent, putain de hippies !

L’intérêt du troisième titre m’échappe, du psychédélisme tendance Beatles avec basse synthétique grasse et farandole de voix dans les limbes. Le tout se voulant délié… pourtant, rien n’est délié, c’est plutôt un truc de feignant cool en bandana mauve, une sorte de valse molle à bougie. Les mains ne claquent plus.

Même si en quatre temps le quatrième titre est identique au troisième qui était en trois temps, la basse grasse est seulement remplacée par un pattern de synthé faiblard et la valse molle fait place à du plus binaire. Nous sommes toujours néanmoins sous les mêmes eaux trop malignes pour êtres honnêtes. Â présent c’est la grosse caisse qui claque

Le cinquième titre est très mât cramé, ajoutons qu’il est très chanteur geignard et delay rentabilisé plus que de raison alors que chacun sait que le flanger sied mieux à notre teint blafard.

Le sixième titre est joli hors il n’y a rien de pire que le joli.

Le septième titre est très garçon de plage et zigouigoui dans le fond pour faire le malin. Trois secondes des High Llamas comptent bien plus que ces cinq minutes là.

Le huitième titre reste dans le même moule, bidule synthétoque pour faire l’intéressant, atrophie mélodique et voix geignarde dans les grumeaux, le huitième titre est donc symptomatique de l’ensemble.

Le neuvième titre est le pire.

On concédera un petit charme liquide au dixième titre.

Le onzième titre dans le genre feux d’artifice festif est plutôt une danse des canards indie-hippie qui donnera l’irrésistible envie de trucider ses voisins à tout quidam anormalement constitué.

N.B. Visiblement une seconde écoute s’impose.

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9 Comments:

Blogger -Twist- said...

Tout comme Mr Philippe, je trouve ce disque exceptionnel. En tous points. Et comme le reste de leur discographie. ^^

1:12 PM  
Anonymous Anonyme said...

Je ne vous aime pas car vous n'aimez pas les animaux alors vous ne puvez pas aimer les hommes.

2:47 PM  
Anonymous meedee said...

Ami des dauphins, je ne peux que souscrire à l'avis précédent. J'ajoute que Twist a de l'humour à défaut d'avoir des esgourdes en état de marche.

2:49 PM  
Blogger -Twist- said...

Vous dites ça parce que vous êtes énervés Mr Meedee.

2:51 PM  
Blogger Philippe L said...

Comme quoi le « négatif » attire du monde. Quant à ma zoophobie ce n’est qu’une vue de l’esprit.

9:23 PM  
Blogger Julien Lafond-Laumond said...

Ha Ha Ha.

6:10 PM  
Anonymous Anonyme said...

mon conseil boutiquier du jour : enterre ce disque et ressort le dans 20 ans sous l'appellation taggée "nous l'avons tant aimé"

8:25 AM  
Blogger Philippe L said...

oui mais non...

5:06 PM  
Anonymous Pilou72 said...

Un disque qui semble faire l'unanimité dans les classements de fin d'année. Je me décide donc d'écouter le meilleur album de l'année. Le verdict est sans appel. c'est exceptionnellement abominable.

Une idée de chronique : la réédition du premier et magnifique album de Bill Fox - Shelter From The Smoke (1997) passée totalement inaperçue en France.

Sébastien

11:42 PM  

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