vendredi 7 mai 2010

Steve Young - Rock Salt and Nails (1969)



Oublions les Eagles qui un jour se permettront une reprise de Steve Young en plein milieu de la route, oublions beaucoup de choses ; il faut oublier toujours et encore…Une fois l’oubli céans regardons le disque supposé nous occuper se démêler ; singulièrement regardons qui peut bien le faire tourner ce disque. Outre Steve Young - c’est son disque à lui, son premier – il y a Gram Parsons à l’orgue, Gene Clark à l’harmonica, Chris Ethridge à la basse… moi-même nulle part… Une belle congrégation égarée dans les buissons. Ecoutons à présent ce qui se trame , ce bruit sourd qui tourne sous les fagots… un bon disque hâbleur devant les stetson(s), circonspect face à la doxa country dominante… oh ! pas le plus beau de ce ramage sauvageon vite baptisé Outlaw country par les catalogueurs assermentés du secteur, pas le plus beau disque du monde non plus, mais un bon disque… oui oui un bon disque…
Le souvenir des yodlers (Coyote) une courte angoisse (Kenny's Song) un beau bruit qui monte des marais, une belle voix qui tourne dans les roseaux qui gémit contre les promontoires de boue, le corps fuyant des eaux glissantes ; quelque chose du râga, l’ascendant et le descendant de la voix (Coyote toujours) et puis sur la fin cette merveille labellisée Hank Williams (My Sweet Love Ain't Around) , mon doux amour … avec un Gene Clark sans guitare espagnole mais avec son plus magnifique harmonica.

Question disque le second de Steve Young Seven Bridges Road sera encore meilleur, question nœud dans l’estomac, et larmes contenues, Steve Young sera surtout au menu de Heartworn Highways, le plus beau western en creux du monde… dans les vapeurs d'eau-de-vie sur le côté de Townes Van Zandt et de Guy Clark, il y a de pires compagnons de nuées.



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