mardi 15 mai 2007

John Randolph Marr - John Randolph Marr (1970)



« Oh ! non… C’est si bon ce clair-obscur ! Nous nous sommes trempés dans un flot de soleil toute la journée. Nous sortons du bain et nous jetons le crépuscule sur nous comme… comme un peignoir. (Il rit) Ah ! non… il faudrait trouver un autre mot… Qu’en dis-tu ? »
Arthur SchnitzlerLa Ronde

Voilà restons au centre c’est une marotte passagère, Celui là est l’unique de John Randolph Marr : clinquant agrégat de variété au sens anglo-saxon du terme , loin de chez nous et de nos nationaux rockers écroulés allergiques à l’impôt et loin du nec plus substrat représenté par l’abat-jour avignonnais. Mais je m’égard ! Cherchons une fissure spatio-temporelle et rejoignons l’oublié John Randolph Marr circa 1970… Chtac vlan voilà ! Ce n’est pas un disque primordial mais c’est produit par Harry Nilsson… il y a des trompettes, des violons, des basses simili-groovy des petites gouttes quasis psychédéliques… il y a également l’ironie d’un Randy Newman qui dans les mots surplombe l’ensemble. Un disque réjouissant avec un maître de cérémonie joyeux, ce qui il faut bien l’avouer nous changent de la morne anxiété de nos temps pleins de grumeaux. D’ailleurs il faut ouvrir les fenêtres, se tremper dans le flot de soleil, écouter les vrais disques d’Harry Nilsson, lire Marivaux, chercher l’ombre quand le soleil sature trop... l’ombre des arbres pas celle d’un garde du corps ayant égaré son képi pour des raisons indéterminées. Peut être le vent qui souffle sur le pont d’un yacht superfétatoire ? La question mérite d’être posée en tous les cas John Randolph Marr lui donne toujours l’impression de se lever tard..

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