samedi 25 novembre 2006

Roky Erickson - Never Say Goodbye (1999)



C’est le disque le plus immédiatement touchant de Roky Erickson, celui où sans une once de second degré narquois on à la sensation d’avoir à faire à une chose sacrement inestimable … un être flottant … Voilà … Roky ne serait donc pas un alien, il ne viendrait pas de Mars ! Il flotterait plutôt comme ça dans l’air, donc pas un alien un truc plus compliqué en fait, une émanation de ce qui reste d’humain car il y a bien encore des traces de cette chose (embêtante) l‘humain chez lui. On se cache derrière les problèmes de carafon, (folie Potemkine) pour s’oublier humain, alors qu’il suffit de flotter, passer par une soupape (le cœur, l’âme ?) et flotter, alors flottons quoi merde ! .
Il ne sera donc pas question de chiens à deux têtes dans cette somme bancale d’enregistrements inédits réalisés entre 1971 et 1985, il n’y aura pas de Kremlin et de loups-garous pesants, non rien de tout ça, notre ami à barbe complexe laisse choir sa cape doublée de satin rouge dans un geste incontrôlé (sûrement) et se retrouve tout seul et tout nu, fluctuant et à poil, un homme quoi merde ! . Une guitare qui fait clong et rien d’autre qu’une âme inconstante parvenant à se libérer (si peu) de ses multiples démons. Certains titres ont été saisis pendant le long séjour de Roky Erickson en hôpital psychiatrique c’est pourtant ce que notre croquignolet à fait de moins déjanté pour rien et de plus près de la roue des sentiments…. Et comme chacun sait que la roue c’est le blues, que la roue a été inventée dans l’Ouest africain pour revenir par le delta du Mississipi (au milieu des alligators ?) Et comme chacun sait que la roue tourne « Never Say Goodbye’ » est un grand disque de blues… comme tous les grands disques ?

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