vendredi 25 mars 2005

Robert de Montesquiou (1855-1921)

Si Montesquiou n’est pas considérable comme écrivain sa vie est son œuvre, il est le Charlus de Proust Des Esseintes chez Huysmans un peu le Dorian Gray d’Oscar Wilde en fait il apparaît un peu chez tout le monde, Rostand, Jean Lorrain son influence est immense.



Montesquiou est la grâce même, léger cynique aristocratiquement bizarre, fascinant ses contemporains, ils furent nombreux à admirer sa maison sorte de capharnaüm incongru ou les tapisseries des escaliers imitaient une foret ou dans certaines pièces il tentait d’imiter les ombres de la nuit, les reflets de la lune sur la mer, son lit était une sorte de dragon chinois d’où sortait d’immenses tentacules, la maison était remplie d’hortensias et il rangeait ses délicates cravates et chaussettes dans une vitrine disposées comme dans une bibliothèque.

La légende dit que selon les lieux ou il daignait se déplacer, il changeait de vêtements pour être en symbiose avec les paysages ou les architectures diverses et qu’il ne changeait jamais de direction en marchant bousculant les piétons ahuris, Montesquiou était un acteur rongé par l’idée de plaire, il diffusait son savoir dans des discutions sans fins et adorait se fâcher puis se réconcilier avec certains de ses faux amis comme Jean Lorrain.
Proust lui fait une cours pressente l’inondant de lettres et de cadeaux saugrenus, des Iris, un oiseau,des arbres … pourtant Montesquiou n’affichera son homosexualité qu’a la rencontre du vrai amour un certain Gabriel de Iturry, tragédie sa famille, une des plus aristocratiques de France, reniera cet amour déshonorant,

Pour beaucoup il n’est pas un homme mais un dieu, un dieu frivole érudit un funambule de l’existence qui se perd dans l’absinthe et l’amour du beau.

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