samedi 21 novembre 2009

Tunnelvision - Watching The Hydroplanes (2005)



Tout ce qui a été enregistré par ces petits gars raides est rassemblé sur cette compilation. Les deux premiers titres sont produits par Martin Hannett, les six suivants par Peter Hook... Le reste est constitué de démos plus tendues que mon bras gauche. On constatera que c'est du Factory troisième lot (très lugubre, voir plus) et on dira que je suis capable de tout y compris d'aller jusqu'à déterrer tous les septièmes couteaux post-punks environnants dans le seul et unique but d'emmerder l'assistance. Voilà vous pouvez écouter, là en dessous, ce faux Ian Curtis amoindri. Je vous souhaite un bon week-end.

P-.S. Il y a un titre avec de la flûte de pan ce qui me permet d'envisager pour bientôt l'ouverture d'un symposium Post Punk et flûte de pan.


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mercredi 18 novembre 2009

L’incunable du jour (2)





Paul Parrish n'est peut-être qu'un « another obscur troubadour from the early seventies » mais de lui il y a cette magnifique limonade liturgique qui donnerai presque envie de caresser dans le sens du poil le premier hippie qui passe.

N.B. De Paul Parrish il y aussi trois albums : un premier impeccable, un deuxième semi-impeccable et un troisième que je ne recommanderai pas à mon pire meilleur ennemi.

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jeudi 12 novembre 2009

Plone - For Beginner Piano (1999)



« Et souvent ce n’est rien qu’un bulle d’enfance
Sous les lentisques du chagrin »


On ne dira jamais assez trop tout le charme qu’il y a dans ce seul et unique disque de Plone. Trois « amateurs », trois jeunes adultes et une drôle de musique : une musique d’enfants, rafraîchissante et reposante... Un horizon vert pomme sous un ciel bleu pastel, des mélodies simples, du sucre pour un film imaginaire... On se souviendra des pionniers electro-bidouilleurs, Perrey & Kingsley, de l’esprit de Satie (Érik) d'Ennio Morricone (sans la crispation morbide) de François de Roubaix (sans Louis De Funès.) de l’ameublement chez Eno (le déplumé en chef), de la candeur qui entoure les meilleures chansons de Stuart Moxham... On se souviendra de plein de choses douces, tendres et sucrées...
Les esprits retors trouveront que ces Plone là, faisaient dans le rétro futuriste vain et la néo musique d'ascenseur. Les esprits retors auront bien tort d'avoir raison, car il n'y aucun inconvénient à rester coincer dans un ascenseur avec les trois Plone(s), j'y suis coincé depuis bientôt dix ans, l'espace se fait rare, mais la compagnie est toujours agréable..

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mercredi 11 novembre 2009

American Spring - Spring...plus (1972)


La pochette est problématique, le disque pas, Saint Brian produit son épouse de l’époque. Un disque conjugal en somme, mais alors pas si simple que ça avec des titres beaux à pleurer « Sweet Moutain » « Forever » (beau comme chez Dennis) une reprise de « Superstar » des punks en creux définitifs les Carpenters... j’adore les Carpenters et vous ? J’adore les Carpenters car c’est seulement l’insondable inertie, la pesanteur de la raison, qui s'oppose à la création d’un monde, en dehors des corps.. et les Carpenters sont en dehors des corps… Brian aussi, c’est et ce sera son problème d’ailleurs comment s'extraire de cette enveloppe de chair et comment tenter de flotter au dessus ? Comment tenter de conserver un minimum de distance face à son propre corps avec cette somme de désirs dedans, expérience périlleuse, expérience qui ne laisse rien de sauf en dessous de soi..

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samedi 7 novembre 2009

Chambre Verte - Jacno





Nous resterons inconsolés puisque nous sommes inconsolables... C’était notre dandy décalé à nous, l’homme de la Valstar (verte) et des Gauloises (bleues), le quidam qui savait si bien mal faire chanter sa fiancée sur la même ritournelle (toujours la même) , avec cette rickenbacker, ce synthétiseur hésitant joué debout avec cette classe aristocratique...

Lassé de laisser s’étaler les évidences du factuel et du chagrin réunis nous laisserons plutôt parler la gouaille de l’artiste :

Le truc marrant, c’est la façon dont j’ai rencontré Elli. À partir de quinze ans, je suis devenu une espèce d’école buissonnière ambulante, voleur par-dessus le marché. C’est à ce moment qu’il y a eu la bénédiction de ce fabuleux Debré. Il y avait une loi dont j’ignore toujours ce qu’elle pouvait être. Toujours est-il que j’ai été le premier et le dernier à voter la grève, à la fin on n’était plus que trois dans le lycée... L’idée était que moi, pendant les manifs, je balançais des callaisses sur les flics pour que la bagarre se déclenche... pendant ce temps, je cassais les vitrines et je volais ce que je pouvais... Le sale gamin. C’est là que j’ai rencontré Elli. Elle était au lycée des filles du même arrondissent et, qui dit gonzesse dit fourbe... Elle avait réussi à se faire engager dans le service d’ordre de la ligue communiste. C’est là que je l’ai repérée. Je vois cette fille qui n’avait apparemment rien à foutre de la manif... Elle était trop mignonne, elle avait un blouson Alice Cooper, avec un brassard et des écrous dans la main, et elle bricolait les vitrines. On s’est bien trouvé.

En 1976 il n’y avait rien à part Triangle ou les Variations. On avait dix-sept ans, on n'imaginait pas qu’on puisse gagner du pognon avec de la musique. Rien que pour ça, on était complètement inachetable. Tout ce qu'on pouvait rêver, c’était enregistrer un disque. Le premier était assez nul , je dois dire. C’était presque du live. Pendant la prise Elli chantait en yaourt... une sorte de faux témoin pour qu'on se repère. Et le type délégué par la maison de disques disait « Elle sont très bien ces voix, on les garde ! ».... on l’a fait en cinq jours. Dès qu’un morceau sonnait à peu près normalement, il y avait toujours ce type qui disait : « Parfait ! Bon, bougez pas, on enchaine sur le prochain titre »... Par contre pour le second, on a mis le temps et je reste persuadé que c’est un bon disque. j’avais appris à jouer de la guitare entre les deux.... Le premier c’était plutôt des barrés à toute volée.

Le punk en France c’était de la rigolade, mais pas plus qu’ailleurs. A Londres, c’était encore plus la rigolade, c’était même à hurler de rire, tellement ils voulaient du fric, les Sex Pistols et toute cette meute de petits cons. On avait participé à un festival qu’organisait Malcom Mc Laren , ils étaient tous là, je rencontre l’autre crétin, Johnny Rotten... je lui dit « viens boire un coup avec nous au bar » et lui qui me répond effrayé : « Je peux pas, Malcom nous a dit de ne pas sortir des loges avant le concert ». il était dans un trip showbiz insensé, tout en prétendant le contraire, évidemment. Un petit poulain ridicule. c’était des conneries tout ça... Comme leur truc d’épingles à nourrices; c’était un coup d’Elli ça. Malcom nous voit, il avait déjà sa boutique de fringues. Elli avait des épingles parce qu’elle n’avait pas de fric, alors elle raccommodait comme ça. Malcom était fasciné, il disait que c’était génial, qu’on devait sortir ça industriellement. Deux mois plus tard, il en bazardait partout, tout faits. Si ça, c’est pas de la rigolade... il n’y avait pas grand monde de sincère là-dedans, à part quelques-uns, les Clash...

PS : Quant tu es amoureux de quelqu'un, tu veux toujours le rectifier, tu veux l’idéal, alors c'est des reproches, des douleurs, et en même temps c’est des flashes, une bienfaisance qui te passe dans le corps, des doigts de pied à la tête. « « T’es loin, t’es prêt », c’est ça, l’entente parfaite, et puis, juste après, l’incompréhension... Comme des étrangers. On peut aller chercher sous l’eau, dans les étoiles, ça sera toujours pareil.

N.B. Après les images animées (en haut) les mots (au milieu) on écoutera (là, dessous) la plus belle chanson d’Elli Medeiros et Denis Quillard : Toujours les souvenirs, une « chanson de rupture » extraite des Nuits de la pleine Lune.

Les propos de Jacno ont été bidouillés (et volés) d’après (et dans) un vieil inrockuptible en noir et blanc.

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mardi 3 novembre 2009

Felt - Crumbling The Antiseptic Beauty (1981)



On s'émiette dans la beauté antiseptique ! Ben, voyons ! Drôle d'émiettement, drôle de mille-feuille, avec toutes ces strates de guitares palimpsestes, et puis l'autre l'éthéré, là, crispé sur le sédiment comme si M (le maudit) prenait l'idée grotesque d'étrangler le chat de Tom Verlaine plutôt que les petites filles environnantes.
Pour le reste: belle cathédrale, beaux piliers, remarquables cascades nécrophores de Maurice Deebank, étonnants tambours tribalistes inversés de je ne sais plus qui, réfrigérante humeur crispée de Lawrence Hayward (on y revient, le maudit, c'est lui) et notable climat minimaliste résultat de l'addition des trois réunis (nécrophore, tribaliste inversé et crispé ).
C'est le premier disque de Felt, cette clique primesautière fera mieux par la suite.

P.-S. Que ceux qui ne m'entravent en rien se « renseignent » par ici, je ne suis pas d'humeur didactique (et il fait déjà nuit), les autres n'auront besoin de personne pour me comprendre, même pas de moi, je les embrasse...

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mercredi 28 octobre 2009

L’incunable du jour (1)





Trois filles (Anomy) from the bronx dans les early eighties. La face A est une cover de Bowie (TVC 15) assez dispensable. La face B (Lone Wolf) qui est très bien aurait dû être la face A. Donc vous écoutez la face B qui aurait dû être la face A . J’aime beaucoup cette face B (ah le spleen urbain !), j’aime beaucoup les Raincoats aussi.

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dimanche 25 octobre 2009

A Place to Bury Strangers - Exploding Head (2009)



Et voilà que le neo-shoegaze lève sournoisement le bout du nez, et voilà que les primesautiers A Place to Bury Strangers appairassent toujours stiff et raides dans un second album qui ne décevra pas les amateurs du genre puisqu’ils y retrouveront tout ce qu’ils aiment : ces murs de distorsion à loyer modéré, ces rythmes abrasifs, ce chanteur maigrichon qui s’accroche au maelström (tout en regardant ses chaussures...) Pour la distorsion le fan neo-shoegaze de base sait déjà qu'Olivier Ackermann leader affiché de la clique sonique dont il est ici question est aussi l’inventeur d’une pédale multi-effets assez prisée du microcosme (Lightning Bolt, Wilco, U2, TV on the Radio l’utilisent également ...) donc il n’y a pas de mauvaises surprises à avoir, pour ce qui est des rythmes abrasifs il n’y par contre pas d'explication rationnelle (la carence en fer ?) quant à la maigreur vocale elle paraît rédhibitoire (c’est un problème). Pour le reste et pour tout le monde, les A Place to Bury Strangers sont toujours noir c’est noir, obnubilés par la mort et la destruction (Aleister Crowley est là, Charles Manson aussi, avec toute la famille...) et toujours plus My Little bloody Jesus Valentine qu’immaculés dans l’architecture globale de leurs morceaux : un bienheureux assemblage de bruit blanc monté sur des textures pop moribondes. Bref un peu à l’écart des quelques revivalistes vaporeux qui encombrent un peu trop le secteur : que du bon (bruit concassé) et rien que ça.

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dimanche 18 octobre 2009

No comments - N°27



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lundi 12 octobre 2009

Psychogeographie indoor (14)



« L'immersion chasse pour un temps les simulacres et conduit vers cet ailleurs éclairé des formules tragiques de la création »

1.

Ce matin une chronique d’Albert Thibaudet (bourguignon et madré), deux chapitres des Sept Piliers de la Sagesse (une belle page sur la beauté des morts : la bataille finie, reste les morts ; ils sont jeunes et ils ont la pâleur de l’ivoire neuf…) L’ennui toujours un peu là avec T.E. (Lawrence) j’ai encore cédé à la tentation de le laisser choir et mon regard c’est une fois de plus dirigé vers la pile de livres à lire. De cette fameuse pile j’ai extrait une chose de l’affreux réactionnaire Montherlant, un ouvrage qui sent l’humus et la noisette : La Petite Infante de Castille, récit de voyage sans discoboles ni petits garçons (mais petites filles, lapidez-le !) et encore moins de théaaaatrre… C’est assez savoureux, très bien écrit, drôle, antipathique et plein de mépris aristocratique envers la piétaille. On imagine sans peine un Montherlant plus misanthrope que ma main droite. Bref un sale con !
Dans la pile de livres à lire il y avait eu avant ce Montherlant musqué un roman de François Nourissier : La Crève - oui lui le Nourissier, le Nourissier terriblement barbu, terriblement de l'Académie Goncourt – en fait, on constatera que, sous l'engourdissement et derrière l’anxiolytique pompidolien, La Crève cache quelque chose qui accroche en bien. Ne me demandez pas quoi, peut-être ce goût saumâtre et gris tout à la fois (de la cendre ?), certainement ?

2.



Du côté du nouveau ma « rentrée littéraire » est essentiellement brumeuse et locale puisqu’en parti constituée par le livre d’un quasi-voisin lyonnais : Robert Alexis, U-Boot chez José Corti. Une belle histoire en apnée où le sous-marin est un véhicule qui outre la navigation subaquatique ouvre moult écoutilles digressives. On se retrouve ainsi plongé dans les confidences d'un sous-marinier à la sexualité plus déviante que ma main gauche, dans les souvenirs d'un autre happé par la fatalité dégueulasse du groupe, le nazisme, les origines du nazisme, la monté du nazisme, ce genre de choses... mais toujours dans une pâte légère et impressionniste, avec du mystère et un beau style (poétique et désuet ?). Pour le reste si le sous-marin est un lieu favorable à l'introspection et à ses épanchements, une fois échoué sur une île tropicale qui passait par là, il n'est plus qu'un objet hétéroclite autour duquel tourne deux trois sauvages. Kurtz rode et le panthéisme avec. On affirmera que tout ça commence chez Jules Verne, passe par Gracq pour mieux finir chez Conrad. Les deux dernières pages, en forme de pirouette, sont ratées et trop malignes pour être honnêtes , c'est dommage, le reste était presque impeccable.

3.



En restant lyonnais et « rentrée littéraire » le livre de François Beaune Un Homme Louche à lui aussi de bons moments (d’autres plus périclitants) , c’est le vrai-faux journal intime d’un certain Jean-Daniel Dugommier (le glaviot), adolescent limite autiste fan de hard-rock autrichien, puis adulte louche et interné... Beaune est bon dans les micros-décalages kafkaïens, dans la sous-réalité du sous-quotidien, dans la légère déréliction... moins dans le sursignifiant; meilleur dans le grain de sable qui grippe la machine que dans les charges semi-voilées montant à l'assaut d’un monde qui nous accable.. Le livre est parfois drôle, parfois sinistre, mal maitrisé, mais plein de promesses.

Pour finir dans le factuel et par fidélité, on dira de Solo le nouvel opus de Michka Assayas qu’il n’est pas mal, mais pas transcendant... Qu’on y trébuche souvent sur le romanesque (les clés du roman à clé) l'arrière-goût houellebecquien et le coaching corrélatif de chez Grasset (cette photo espiègle et ce bandeau ad hoc). Néanmoins, entre deux trébuchements inopportuns, reste quand même du bien : les « thèses spectaculaires» de Guy Debord bizarrement défendues par un François Nourissier (on y revient) encore un peu gamin, cette ironie grise, cette malice poisseuse.... Michka s’invente, se libère, on trébuche moins, sur la fin où on sent qu’il pourrait éventuellement devenir un « vrai » écrivain (Il faudrait qu’il « tombe » malade).

P.-S. Jacques Chessex est mort d'énervement à propos de « l’ affaire Polanski », ce n’est pas une très bonne nouvelle...

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jeudi 8 octobre 2009

Sweet Trip - You Will Never Know Why (2009)



Le disque précédent de Sweet Trip était rempli de glittch electro qui craquaient dans l’oreille comme autant de pépins électroniques, il était aussi plein de brrr et de drrrr, des trucs bleepy qui sursautaient sur un tapis limite pop. Malgré tout ces bidouillages drum'n'bliss nous n’étions pourtant pas chez d’autres adeptes plus furieux et irrésolus de la chose, nous n’étions pas chez Venetian Snares... chez Sweet Trip il y avait des chansons, oui des amorces de chansons, un monde plus rose et pop, un monde plus fleuri, un monde alangui, du bonheur latent loin de l’embarras et de l'anthracite. Ce You Will Never Know Why (oui il est là, nouveau fuchsia et frais) est encore mieux et plus délicat, il est même pour tout dire charmant, il oublie les glittchs et autres « micro-accidents electro » pour naviguer vers quelque chose de plus fleuri : un genre de My Candy Valentine approximativement neo shoegaze avec jeunes filles éthérées et basses rondes de chez Sarah records.... Voilà il est ça, mais bien plus et tout à la fois aussi : pop, bossa, latin, post-punk dans l’esprit... Treize morceaux, treize délicatesse, mais pas de malheur, des rythmes complexes, parfois plus impairs que ma main droite, d’intéressants basculements harmoniques, des guitares acoustiques immaculées, une Fender plus préparée que le piano du même nom, des cordes luxuriantes, un Wurlitzer amniotique, des patterns de synthétiseur attrapent cœur... Voilà, voilà, tout ça, mais surtout par-dessus tout ça la voix de Valerie R. Cooper, une voix à la qualité nympholepte indéniable, une belle voix de jeune fille cristalline, on dira. Pour le reste quant à la nympholeptie vous pouvez me lapider ! Lapidez-moi c’est de saison, mais vous pouvez quand même écouter ce disque avant, merci.

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dimanche 4 octobre 2009

Bernard Szajner - Brute Reason (1983)



French eighties post-punk electro-bricolo avec le chauve inquiétant Howard Devoto en guest. On notera que Bernard Szajner outre le post-punk electro-bricolo était également inventeur puisqu’il inventa un jour la laser harp (la harpe laser), instrument très peu pratique à transporter… mais bon.

Jean Michel Jarre (le botoxé en chef lyonnais à cheveux longs) volera par la suite la laser harp de Szajner pendant que ce dernier (chauve lui) méditait sur les visibles dégâts de l’alopécie précoce. Ce ne fut que le début de moult vilenies chez le fils Jarre. On ne rappellera pas ici son fameux « Rampling lâchage » qui est dans toutes les mémoires.

P.-S. Vous me direz que je ne vous parle pas vraiment de ce disque et vous n’aurez pas tort. D’un autre côté est-ce si important ? En attendant écoutez-le si vous avez la bonne fortune de le trouver ici ou là (il est anecdotique) mais écoutez surtout toujours le chauve inquiétant De Voto chez Magazine il y est encore très bien et à son avantage.

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mardi 29 septembre 2009

Moolah - Woe Ye Demon Possessed (1974)



Du Krautrock new-yorkais !! Cette chose enregistrée en 1974 a de quoi laisser l’auditeur perplexe !! Un duo électronique qui produit une musique intrigante, sorte de continuation du psychédélisme mordoré jusqu’au son point limite, de longs instrumentaux où il n’y aurait que des amorces de mélodies, aucune structure apparente si ce n’est une vague pulsion crée par le rythme. Une musique totalement vierge, inventée par des quidams qui ne maîtrisent pas leurs instruments. Cette sorte de murmure abrasif frisant l’accidentel que l’on retrouve dans les albums les plus heureusement obtus d’Eyeless In Gaza par exemple. Une musique qu’il faut écouter le volume sonore le plus bas possible pour la laisser se dénoyauter toute seule …

Atmosphère sinistre et rampante. Bruit blanc, vagues du synthétiseur et du piano qui s'introduisent comme dans un mauvais rêve. Cela ressemble à ce qu’un esprit tordu pourrait produire : lancer des notes de musiques presque par hasard et dans un but ignoré par la raison.

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dimanche 27 septembre 2009

No comments - N°26



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mercredi 23 septembre 2009

Yo La Tengo - Popular Songs (2009)



Je n'aurai pas grand-chose à dire sur le nouveau disque de Yo La Tango si ce n'est qu'il y a dedans des moments magnifiques et que c'est peut-être leur meilleur album avec leur Fakebook de 1990. Bref, vous devriez simplement l’écouter... Écouter « I'm on My Way » et « All Your Secrets » deux belles « chansons populaires » avec dedans tout ce qu’il faut de légèreté et de velours souterrain bien assimilé... « Periodically triple or double » et « If It's True » avec cette basse soulful qui tourne bien rond et cet orgue Hammond B-3 qui scande sous la petite lumière nécessaire... Vous devriez aussi écouter « By Two's » ce faible effort somnambulique juste cotonneux comme il faut avec une Georgia Hubley plus Moe tucker réussie que jamais... Ah oui ! j’oubliais un détail désobligeant : si les neuf premiers titres sont tous très bons, il y a par contre de quoi rester circonspect et dubitatif devant les trois derniers qui frôlent de façon métronomique le syndrome « intello velvetien » un peu vain ; trois interminables jérémiades (post my bloody tortoise) qui vous donneraient presque l’envie de lapider le premier hippie qui passe à portée de cailloux. S’il n’y avait pas ces trois notables scories le nouveau disque de Yo La Tango serait pour ainsi dire impeccable, écoutez-le, pour les neuf premiers titres, merci...

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