lundi 16 juin 2008

Ian Gomm - Summer Holiday (1978)



Ian Gomm ne paye pas de mine, il ne ressemble formellement pas à grand chose. Un rouquin même pas cynique, auburn non dépravé, homme acajou et presque plaisant. Quand Ian Gomm tousse le monde ne titube pas, c’est un être discret, straight et bien peigné, qui a dû roussir encore un peu plus le jour de 1971 où le New Musical Express l’a élu : « Best Rhythm Guitarist of The Year ». Vous avouerez que tout cela pose son homme… et son guitariste rythmique. Dans ce moment pourtant très dépeigné là, 1971 donc, Gomm était première guitare sportive chez les séminaux Brinsley Schwarz ; il y pirouettait autour de Nick Lowe et comme chacun connaît comme sa poche percée ce maître-cylindre Pub-Rock qu’était Brinsley Schwarz, je ne referais donc pas l’histoire...

L’album qui nous concerne Summer Holiday vient, lui, plus tard, en 1978. Au dos de la pochette, on peut voir la famille Gomm en plein air et en mise heureuse et estivale, les seventies finissantes il y avait encore des saisons, saloperie de force de Coriolis ! La musique de Summer Holiday est comme son dos de pochette, estivale ; le doux rayonnement d’un soleil gallois... Pas encore hâlée, loin du mordoré, une succession de pop song suaves et sans aspartame comme chez les early fab four (Dirty Lies, Airplane, You Can't Do That…) des rocks pas compliqués à écouter sur la route, le coude au soleil (That's The Way I Rock'n Roll) une belle cover de Chuck Berry (Come On) du Bo Didley (RIP) avec les moyens du bord (Images). Comme il faut toujours des ballades, il y a donc une ballade contente d’elle-même comme du Randy Newman sans piano (Another Year) et pour finir avec de l’impeccable : Hold On, genre d'espece de sorte de sommet accidentel en plein millieu de la route. Avec cette chanson Ian Gomm aurait pu finir tel le vulgum One Hit Wonder de base : le nez dans le vertugadin ; il n’en sera rien… Vous pouvez écouter ce disque, c’est avec les deux, trois très bons de Nick Lowe, l’un des meilleurs fruits à être sortie de la corbeille Brinsley Schwarz. Pas de pommes, pas de poires, elles ne sont pas de saisons. Encore moins de scoubidou, une belle griotte alors ?


Ps : S’il y a des teintes communes nous frôlons le monde pub-rock plus que la sphère power-pop. Toutefois je ne vais pas vous infliger une rubrique pub-rock guinness darlings.

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