mercredi 7 février 2007

Esquisse de Klimt



Je ne sais plus qui de Philippe Pascal de Marquis de Sade ou des branchouilles top modernes d’Actuel avaient inventé ce concept mou de rock européen ? En gros pour résumer une sorte de rock peut exister et avoir des racines strictement européennes ... Kurt Weill , Berg ,Mahler, le père Schoenberg et tout le tremblement sérialité et imagerie décadente viennoise sont des influences majeurs ! Bon ok d’accord quand les influences sont bien digérées cela peut être sympathique mais quand la viennoiserie est un peu lourde la digestion devient bien vite problématique ; musique sans âme (soul) fascination suspecte pour des époques et des imageries pas top (l’Allemagne nazie, brrr), érotisme d’endive blafarde , le tour est vite fait ... alors que ce qu’il y a de miraculeux dans la musique populaire c’est peut-être la lente et continuelle bacchanale entre les racines les genres et les influences digérées,l’ European Son to Delmore Schwartz du Velvet a autant ses racines dans le blues du delta (et donc de l’Afrique par la bande mes agneaux) que chez les binoclards germaniques. Et Kraftwerk est aussi un grand groupe de Soul Music !



Bon je digresse un poil oublions les rhizomes et autres tubercules ,revenons aux guillerets Marquis De Sade groupe rennais circa 79/81 indéniablement post punk avec une somme d’obsessions ramenardes considérables : Klimt, Egon Schiele les viennoiserie écroulées l’expressionnisme , les yeux de Peter Lorre et la bande à Baader 15 ans avant LuKe Haines. "Dantzig Twist" sorti en 1979 avec des titres en Anglais en Français d’autres en Allemand , du post-punk bien rigide et même un très bon de disque pour tout dire (Velvet, Can, Wire , Television). Seul problème le chanteur Philippe Pascal donc qui est très altruiste, très dramatique contrôle un peu trop le truc et manque assurément de sincérité. Les plumitifs de l’époque comparaient souvent Marquis de Sade à Joy Division, funeste erreur ! même s’il y a des teintes communes, il y a plus de distance (assumée) chez les Rennais (instituteurs) que chez les Mancuniens ( pousseurs de chariots en usine.)



"Rue de Siam" le second album paru en 1981, aujourd’hui ou ça revivalise dans le post-punk d’opérette est un truc qui tient aussi sacrément la route, mélange détonnant entre les cuivres qui ont fait leur quasi sautillante apparition et le reste du bidule qui reste bien glacé lui. Ca groove sur la banquise, d’ailleurs c’était le problème de ce groupe, tiraillé entre les aspirations de Philippe Pascal et le reste des oiseaux (pingouins ?) qui eux étaient plus attirés par des choses vaguement dansantes, l’album tire d’ailleurs sa force et sa singularité de cette lutte entre le chaud et le froid ... bon pour le reste lyrics mornes qui parlent de guillerets cancers et de drogues ... voir d’icebergs et de sous-marins (c'est d'un goût ! ) il y a même un très grand titre "Iwo jima song "(bien avant Clint !) très grand titre car tout est là : le froid, le chaud … et surtout cette science crispée pour la montée en neige dramatique ... quasi sournoise la science . Philippe Pascal(e) après moult épisodes à visée dodécaphonique (Marc Seberg) est réapparu récemment il psalmodie à présent une sorte de blues désincarné comme quoi je ne me suis pas trop trompé cette musique elle vient du blues et donc du Delta et de l’Afrique, hein ! voilà quoi…

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