dimanche 18 septembre 2005

Sur La possibilité d’une île

Et si au fond ce n’était que ça Houellebecq, un grand misanthrope sentimental, un anachorète qui n’est presque bon que de le ressassement de l’ intime camouflé derrière une vielle cuisine Balzacienne , La possibilité d’une île serait donc l’impossibilité d’une multitudes de choses camouflées derrière la provocation et le spectaculaire intégré, cette histoire de corps encombrants par exemple, que faire avec ces corps qui semblent ne plus vouloir garder leurs trop plein ? le sexe oui mais aussi le reste , la disparition du système digestif et en même temps la disparition des affects, que faire de ces corps qui se transforment ? aller vers leur disparition programmée ou plutôt vers une fusion panthéiste avec l’ univers, là on retrouve Yves Klein et l’épilogue de La possibilité d’une île est assurément dans ce beau manque d’eau là , en fait les livres de Houellebecq ne sont peut être que la revanche d’un petit garçon chétif encombré par son corps qui grandit, alors que lui refuse de pousser au-delà de l’enfance , c’est une hypothèse, une piste, il y en a assurément d’autres.


Etonnant au beau milieu de La possibilité d'une île, il y a un passage très très long (presque 60 pages) qui ressemblent à s’y méprendre à du vieux San Antonio seventies , vous savez quand Frédéric Dard se décidait à produire pendant un chapitre ou deux une prose presque sérieuse et épurée de toute gaudriole langagière, ici c’est le passage à Lanzarote, la description de la vie interne des Elohimiens, le coté roman policier avec gardes du corps à mitraillettes, petite architecture délirante et baie vitrée , c’est exactement du San Antonio 1975.

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