mardi 24 janvier 2012

No comments - N°72





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dimanche 22 janvier 2012

Virginia Astley - Hope In A Darkened Heart (1986)


« Simple, creamy English charm, playing tigers … Charm is the great English blight. It does not exist outside these damp islands. It spots and kills anything it touches. It kills love ; it kills art. »

L’époque est morose, ce disque ne l’est pas. Quoi de plus normal puisqu’il date de 1986. Remarquez, en 1986 je trouvais déjà l’époque morose, elle ne l’était pourtant pas tant que ça, j’étais gris, mais tout était coloré autour de moi. À présent je suis toujours un peu gris, mais l’époque l’est encore plus, elle confine même à la noirceur et si tout me semble morose c’est que tout est réellement morose, enfin me semble-t-il (en tant que scrutateur scientifique, je suis aussi un élément constitutif de la chose analysée).
Ce disque n’est donc pas morose, et il n’a aucune raison pour l’être. Virginia Astley était une fille sage qui faisait des disques charmants, des disques charmants et délurés en sourdine, de courtes symphonies pop sur lesquelles elle chantait, sans en faire trop, en amateur, sans professionnalisme apparent, mais avec cette joliesse précaire qui fait toute la différence. Pour condenser dans un raccourci confusément pertinent disons : Alison Statton chez Debussy (ou l’inverse). En tous les cas quelque chose de très anglais, de très délicat, de doux sans être mièvre, une brulure, mais légère : une brulure impressionniste… Voilà pour la musique.



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vendredi 13 janvier 2012

Remake / Remodel N°20





« Je recherche, je craquelle, les mains me craquellent, c'est croustillant, je ne cherche pas à chercher pour chercher, je recherche partout, partout ça croustille, ce n'est pas fini, c'est aussi ciselé qu'une parthénogenèse, je recherche encore où les failles et les craquements, ça craque de partout, je cherche encore, j'ai les mains croustillantes, je n'en ai pas assez, c'est dessous, je cherche encore, ce ne sera pas facile de l'attraper, mais cela vaut la peine de se creuser la cervelle pour le retrouver dans tous ses craquements, je ne tremble pas, les mains croustillent, je descends profond, si je descends aussi profond ce n'est pas pour rien, je vais l'attraper c'est aussi sûr que ça craquelle de partout, je le dis »

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lundi 9 janvier 2012

No comments - N°71





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mardi 3 janvier 2012

Remake / Remodel N°19



« Naturellement il faut chercher des issues – mais pas de fausses issues. Car au bout d’un chemin trompeur, la sortie n’est qu’un gouffre, plus profond que le premier. (Lorsque l’on tombe dans une crevasse, il faut commencer à réfléchir calmement). »

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lundi 2 janvier 2012

Peaking Lights - 936 (2011)


Esprit des Raincoats est-tu là ? Si tu es là, frappe trois fois ?! Toc, toc, toc ! Bon il me semblait bien que l’esprit des Raincoats rodait dans ce bidule post machin truc. Les Raincoats avec derrière elles, le bassiste en chef déplanté de chez Public Image Limited, je veux bien évidemment parler de l’isthme menaçant Jah Woble (je parle pour les « spécialistes »). Bon je me demande si tout cela nous donne finalement quelque chose de confusément intéressant. Des chansons certainement pas, un vrai disque, peut-être à la rigueur. Des chansons ? non, car il est plutôt question ici de long mantra bricolés avec du dub au rabais qui monte sur la litanie. Un vrai disque ? Peut-être parce qu’il est constitué de tout ce que je viens d’énumérer plus haut et que ce tout à la longue forme quelque chose de quasiment homogène et de paradoxalement cohérent (ça se tient en bancal). En somme et pour le reste, c’est plus ou moins la recette des Raincoats (on y revient) qui est réutilisée, des « textures mousseuses » ce côté bricolo ethnographique avec des petites filles blanches dépeignées qui chantent par-dessus. La différence, c’est que les Raincoats étaient là les premières, qu’elles inventaient sans le vouloir, que l’accidentel était de leur côté et que par miracle il y avait presque de vraies chansons chez elles. Les Peaking Lights non pas de vraies chansons, elles ont un faux Jah Wobble et des « textures mousseuses » à la place, c’est déjà ça, c'est déjà pas mal. Voilà pour la musique.



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