jeudi 23 juin 2011

No comments - N°60



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dimanche 19 juin 2011

Beau Brummels - Beau Brummels (1975)


Restons concis et factuels. Prenons cet album, l’album de « reformation » des Beau Brummels, sa pochette est très laide (la pochette intérieure est mieux, elle est pleine de moustaches et de rouflaquettes), on dira que c’est un album tranquillement country rockisant et pas plus saillant que ça, que c’est un disque de 1975 et que 1975 le caractérise assez bien. La carrière des Beau Brummels est déjà loin derrière eux, nous somme dans la commémoration, sans embaumement, mais avec un peu de mauvaise tristesse qui monte devant des chansons un peu fades qui n’ont plus la saveur et le grain chagrin de leurs merveilles sixties (Beatles brumeux, country Byrds avant l’heure légale… avec de le mélancolie). Vous me direz qu’il n’y donc pas de quoi sautiller et qu’à mon habitude je m’égosille pour rien et d’un rien. Sachez simplement, qu’il y au milieu ce disque, dispensable, un titre magnifique, un titre qui pourrait presque vous faire sautiller malgré l’indéniable lourdeur de vos chaussures pointues. Ce titre c’est Tennessee Walker, une belle chanson de cow-boy centriste idéalement portée par la voix de Sal Valentino, cette voix mélancollante qui, vous devriez le savoir à la longue, n’est pas loin d’être TOUT...

P.-S. Des Beau Brummels, outre les indispensables Introducing The Beau Brummels (Beatles brumeux) et Triangle (proto Country Rock avec une goutte d'acide) il faut que vous écoutiez From The Vaults, un recueil de démos et de titres « non réalisés », il est vraiment très bon.




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vendredi 10 juin 2011

Still stuff stiff - N°1



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mardi 7 juin 2011

Nick De Caro - Love Storm (1991)


Confortable, sophistiqué et pop ! De la musique pour vieux, sans risques, sur son pécule et son quant-à-soi, mais quelle belle lumière ! Cette lumière west-coast, diaprée et amniotique, sans anxiété, rassurante presque, avec tout pour le confort et rien pour l’accident. Je crois avoir déjà parlé quelque part de Nick de Caro, je ne sais plus où, je me fais vieux moi aussi, en tous les cas en peut le résumer succinctement en disant de lui qu’il était artisan dans l’industrie des sentiments. Débuts dans le bâtiment, chez Spector, puis arrangeur pour l’usine A & M derrière Claudine Longet et Chris Montez, avec Herb Alpert qui soufflette dans sa trompette (Herb Alpert le maître incontesté du lounge Hardcore, ce genre de choses.) Puis il y a son album de 1974 : Italian Graffiti, une montagne de softitude. Ensuite deux trois accommodements pour Ben Sidran et Rickie Lee Jones (beaucoup d’autres) et puis ce disque, là. Il est de prime abord surprenant, puisque destiné au « marché japonais » et essentiellement composé par un « local », ce Yamashita Tatsuro dont j’ignore tout. Il faut bien dire que les chansons de ce Tatsuro n’ont rien de transcendant elles sont toutes un peu identiques, pop et propres, jazz-pop propres presque. L’intérêt est ailleurs, l’intérêt est chez Nick De Caro, le chanteur et arrangeur, qui s’approprie tout ce toutim cotonneux, cette matière centriste et sans risque, et qui l’utilise pour élever de petites cathédrales de bon goût, avec de beaux vitraux et donc de la lumière diaprée, comme ça pour le plaisir. Disons, que ce n’est que du savoir-faire et que le savoir-faire c’est déjà beaucoup. Vous trouverez certainement tout cela suranné, rance comme un cocktail morose qui s’éternise dans la camomille, je n’y vois que le brio et l’attention d’un esprit civilisé, et puis tout cela est tout de même un peu desafinado sur les bords, que voulez-vous on ne se refait pas.

N.B. Pour plus d’information concernant le cas de Caro cette adresse me semble très bien, puisque définitive.



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