lundi 26 janvier 2009

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vendredi 23 janvier 2009

Animal Collective - Merriweather Post Pavilion (2009)



J’ai toujours voulu garder en ce bleugh deux trois principes de bases, j’ai par exemple toujours voulu ne pas céder aux sirènes du consumérisme ambiant, j’ai également toujours voulu me faire le tendre zélateur des choses appréciées en oubliant mon acrimonie envers le non-éternel de l’abîme… Eh bien voyez-vous tout ça c’est fini, du passé, force est de constater que j’ai craqué ! Il faut dire qu’en dehors d’une enfance difficile, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai en effet écouté le nouvel album d’Animal Collective ! Une écoute que je ne recommanderai pas même à mon meilleur ennemi. Une seul rencontre avec cet ensemble musical alternatif porté au pinacle par la nouvelle Académie du bon goût dépeigné et mes principes acquis (et usés ?) ont cédé tel le premier barrage de Malpasset venu devant un mince filet d’eau qui ne lui demandait rien.
Voilà le verbatim stricto sensu de cette problématique rencontre :

Je commence à l’instant l’écoute de cette chose. Le premier titre est abominable, des claquements de mains, des hippies, des bougies et des « effets sonores »… bref, que du pire !

Le deuxième titre est imbuvable, encore plus atrophié de la mélodie… du Philip Glass amoindri avec des mains qui claquent, putain de mains qui claquent, putain de hippies !

L’intérêt du troisième titre m’échappe, du psychédélisme tendance Beatles avec basse synthétique grasse et farandole de voix dans les limbes. Le tout se voulant délié… pourtant, rien n’est délié, c’est plutôt un truc de feignant cool en bandana mauve, une sorte de valse molle à bougie. Les mains ne claquent plus.

Même si en quatre temps le quatrième titre est identique au troisième qui était en trois temps, la basse grasse est seulement remplacée par un pattern de synthé faiblard et la valse molle fait place à du plus binaire. Nous sommes toujours néanmoins sous les mêmes eaux trop malignes pour êtres honnêtes. Â présent c’est la grosse caisse qui claque

Le cinquième titre est très mât cramé, ajoutons qu’il est très chanteur geignard et delay rentabilisé plus que de raison alors que chacun sait que le flanger sied mieux à notre teint blafard.

Le sixième titre est joli hors il n’y a rien de pire que le joli.

Le septième titre est très garçon de plage et zigouigoui dans le fond pour faire le malin. Trois secondes des High Llamas comptent bien plus que ces cinq minutes là.

Le huitième titre reste dans le même moule, bidule synthétoque pour faire l’intéressant, atrophie mélodique et voix geignarde dans les grumeaux, le huitième titre est donc symptomatique de l’ensemble.

Le neuvième titre est le pire.

On concédera un petit charme liquide au dixième titre.

Le onzième titre dans le genre feux d’artifice festif est plutôt une danse des canards indie-hippie qui donnera l’irrésistible envie de trucider ses voisins à tout quidam anormalement constitué.

N.B. Visiblement une seconde écoute s’impose.

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dimanche 18 janvier 2009

Gordons - Gordons (1981)



Allez savoir pourquoi j’ai toujours beaucoup aimé cet album, un petit tas sous les fagots, sorte de tumulus amoindri au milieu de l’humus, un peu caché derrière du plus conséquent mais néanmoins néo-zélandais : Bats, Clean, Verlaines, Chills tout le tremblement, la clique des nones volantes, si vous-voyez…
Quand j’aurais un plus de temps, et moins de flemme latente, il faudra que je vous parle un peu plus de ces nones là, du « rock néo-zélandais » de cette belle incongruité qu’est le « rock néo-zélandais »: un pays lointain, l’imagination qui tremble sur les mers du sud, qui se nourrit de cette distance ; la Nouvelle-Zélande c’est un peu une autre planète et les disques qui nous arrivent de cette planète là ont toujours quelque chose de singulier, de curieux, de curieusement curieux … parce que simple, terriblement simple…
Le disque des Gordons est donc comme ça, simple et curieux, simple puisque post-punk mais sans le pire, sans la hype raide et ses faux camusiens ontologiques et attenants... curieux car d’un autre hémisphère, presque d’une autre planète, avec de l’imagination, l’imagination imposée par la distance et l’idée de ce que pourrait être le post-punk sans les oripeaux de la rigidité malvenue, on dira pour simplifier, de la sincérité, de la fraîcheur et de la rigidité bienvenue…
Prenons « Spink an Spank » cette belle entrée en matière qui déboutonne parfaitement l'ensemble , du early Go betweens plombé qui soutiendrait une sorte de Mark E. Smith rescapé d’une bien équivoque chute ; même sarcasme dans la voix, même mélancolie explosive, même guitare en ruine, anti-funk au possible, même non-mélodie qui tourne au vinaigre… la mélodie du malheur ?
Prenons le reste… « Coalminers Song » du Sonic Youth sans alibi arty, les petits-fils du Velvet avec le fictif des mers du sud au fond de la bouteille… « I just can't stop » raide et au cordeau comme du punk californien (Flipper, Sleepers)…« Laughing now » un drole de blague qui tue, du Père Ubu sans les nuages de méthane surplombant Cleveland, les embruns océaniques ne sont apparemment pas meilleurs pour l’humeur…
Vous apprécieriez ou non ce disque, d’aucuns semblent le toiser d’une condescendance pour le moins chafouine, sachez seulement que pour ma part, n’en déplaise aux chafouins, je l'estime modestement à une hauteur qui me semble juste : L’altitude d'un « joli » tumulus amoindri au milieu de l’humus, c'est la bonne mesure.

PS : Le premier non-maori à entre apercevoir les côtes de Nouvelle Zélande fut Abel Tasman un hollandais flottant, nous aborderons peut-être un jour le post-punk batave, Mecano, The Thought, Ensemble Pittoresque et tout le tremblement poldérisé.

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dimanche 11 janvier 2009

Brent Cash - How Will I Know If I'm Awake (2008)



Le meilleur de 2008 ? Du coté de la lumière, puisqu’il faut savoir la chiner quand elle n’est pas là, il y a l’album de Brent Cash, How Will I Know If I'm Awake : une courte merveille pop avec un soleil léger sur la nuque, une subtile armée d’embruns délectables sur la frimousse, des arrangements non patibulaires lorgnant chez Brian Wilson tout en regardant Curt Boetcher dans le fond du cœur. L’ensemble sans strabisme divergent ni costumes avariés SFP et Marcel Bluwal au pied-de-biche ; un tour de force remarquable, voilà.

NB : N’y voyez aucun anticommunisme primaire de ma part et n’oubliez pas d’ajouter Phil Spector et Burt Bacharach dans le shaker.

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lundi 5 janvier 2009

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vendredi 2 janvier 2009

Mr. Oizo - Lambs Anger (2008)



Il est là lui. Oui il est là lui.

Alors Il n’y a pas de séminaristes, pas l’ombre d’un séminariste, de la musique électronique mais pas de séminaristes. Pas de succubes, de la musique électronique mais pas de succubes... Pas de succubes et pas de séminaristes, que de la musique électronique, de la musique d’ordinateur. Pas d’envoûtement, pas de miasmes sombres, pas de séminaristes, pas de succubes. Pas de miasmes sombres, de la musique électronique, de la musique d’ordinateur. Pas d’envoûtement, pas de miasmes sombres, pas de séminaristes. Pas de kystes, pas de dents en poudre, de poudre de dents explosées, il n’y en a pas. Pas de séminaristes, pas de kystes, pas de poudre de dents, pas de sang, pas de sang coagulé, de la musique électronique, de la musique d’ordinateur, c'est tout...
Alors il y a le contrôle de la pression artérielle, le cœur qui pulse et la pression artérielle. Pas de sang coagulé, pas de succubes, mais le cœur qui pulse, le corps du son tordu, fibre sur fibre, tâche sur tâche, atome sur atome, enzyme sur enzyme, diastase sur diastase. La suie, la suie du son, pas de miasmes sombres mais la suie du son et la pourriture qui se met là et ressort et se tord là. Il y a de la musique électronique, de la musique d’ordinateur, la musique du hasard. Il y a le hasard. Il y a un Bug, un Bug sans séminariste, mais qui crée le hasard ?

NB : Il y a aussi des animaux, nous sommes des animaux, des chiens andalous.

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