vendredi 29 décembre 2006

Terry – Rojvi (2006)



L’un des meilleurs albums de 2006 n’est pas un album de 2006 ou alors peut-être bien que oui en fait on ne sait pas trop … d’ailleurs on ne sait même pas d’où il provient ce disque ! et qui l'a commis dans un éclair de quasi-lucidité ! Ne me demandez pas également où vous le procurer c’est quasiment impossible ou alors c’est une adresse qui se chuchote entre gens de confiance sachez cependant (et pour éveiller votre intérêt pour rien) que cette chose est un aérolithe de pure bakélite, un baume sec de folk à bouts psychédéliques, mais le psychédélisme terrible celui des fleurs fanées, mâchées jusqu'à l’amertume, avec le dégoût et la rancœur dans cette voix qui trapèze au-delà de Dylan et qui parle de choses assez peu ragoûtantes, de types nés dans un trou (Beckett toc, toc) de nuages pas si aériens … toute la misère du monde. Avec des guitares acoustiques semi-rêches, électriques et liquides … un violon plombé , un filet d’orgue discret et un kazoo saugrenu sorti de chez Morricone … des blocs de musiques difficilement contournables comme le terrifiant « What a Day » sorte de « Frankie teardrop » colorié par une lysergie pas contrôlée, « Harvest Time » et ses cœurs féminins faussement célestes et le dernier titre «Let Me See You Smile » plus apaisé un peu dans l’esprit du père Buckley … Voilà débrouilliez vous pour vous procurer cet aérolithe bientôt culte incontestable Simon Finn d’or 2006 …

Dans le même esprit les albums de CC , Jim Collins…

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Chambre verte

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jeudi 21 décembre 2006

Vies Imaginaires



« Il savait que les pleurs viennent d’un mouvement particulier des petites glandes qui sont sous les paupières, et qui sont agitées par une procession d’atomes sortie du cœur, lorsque le cœur lui-même a été frappé par la succession d’images colorées qui se détachent de la surface du corps d’une femme aimée. Il savait que l’amour n’est causé que par le gonflement des atomes qui désirent se joindre à d’autres atomes. Il savait que la tristesse causée par la mort n’est que la pire des illusions terrestres, puisque la morte avait cessé d’être malheureuse et de souffrir, tandis que celui qui la pleurait s’affligeait de ses propres maux et songeait ténébreusement à sa propre mort. Il savait qu’il ne reste de nous aucun double simulacre pour verser des larmes sur son propre cadavre étendu à ses pieds. Mais, connaissant exactement la tristesse et l’amour et la mort, et que ce sont de vaines images lorsqu’on les contemple de l’espace calme où il faut s’enfermer, il continua de pleurer, et de désirer l’amour, et de craindre la mort. »

Marcel Schwob - Lucrèce, Poète

Je crois me souvenir que Deleuze dans ses conversations avec Claire Parnet (abécédaire) affirmait détester l’érudition paonnante, l’érudition n’étant qu’un outil au service d’une pensée et rien de plus, Deleuze dézinguait Umberto Eco par exemple … Voilà tout ça pour dire que Schwob lui était un grand érudit , qu’il faisait très bien la roue même par temps sec et que merde quoi toutes ces choses savantes étalées n’étaient qu’au service de la magie du texte , qu’un facteur déclenchant, mais primordial !
Schwob érudit surdoué adolescent pratique le sanscrit, l’argot du moyen age et couramment un troupeau de langues mortes ou vivantes, le tout avec cette tête blême presque bizarre qui le voit échouer de hautes études (normal bidule) pour finir journaliste ! Il sera chroniqueur et critique littéraire avec tout ce qu’il sait le bougre, c’est bien vain ! Schwob sera par exemple dans ses petites activités rémunératrices le grand défenseur de Stevenson … son écrivain, son frère d’armes anglo machin avec qui il aura tellement de point commun (à l’époque et dans leurs postérités respectives) … Donc Schwob fait le zigoto dans les journaux et trainouille dans le monde littéraire ; on le voit chez les Goncourt , Gide lui tourne autour (et lui volera beaucoup) , il fait la nouba blême avec Jean Lorrain et un Anglais bizarre aussi … Oscar Wilde … Pourtant un peu à coté de l’accessoire Schwob poursuit un chemin plus adhérent avec lui-même … Il publie un recueil d’articles « Spicilège » où il parle de François Villon , de la coquille et en règle générale des criminels blêmes eux aussi … Il parle également et toujours beaucoup de Stevenson … La discrète machine littéraire est en route… Suivront deux trois choses avant les « Vies Imaginaires » qui devrait m’occuper (je m’égare c’est une manie) notamment un voyage dans les mers du sud dans les traces de Stevenson (c’est une manie) et un mariage avec l’actrice Marguerite Moreno de chez Guitry vous voyez « Le Roman d’un Tricheur » la comtesse évaporée c’est elle …
Bon dieu me tamponne, recadrons les débats ! « Les Vies imaginaires » ! Que fait Schwob de son érudition ? Et bien on dira qu’il brode … et merveilleusement ! Il est évident que même si c’est un socle cette érudition n’est qu’un prétexte, un piège où il s’immobilise avec grâce pour mieux broder ... Chacun sait qu’en sortant un peu du canevas on invente, Schwob invente donc sans bouger au milieu d’un piège !
Voilà donc qu’à partir de savoirs acquis (Les grecs, Defoe et de sombres anglo-saxons…) notre ami monte une sauce où l’imaginaire est l’ingrédient décisif, contournant le vrai pour trouver la vérité de ses sujets … Empédocle, Pocahontas, Paolo Uccello et une cohorte d’imaginés merveilleux … écumeurs de routes, bandits, assassins, jeunes filles enlaidies et gentilshommes de fortune.. Toutes ces vies rassemblées et évoquées dans de minces notices biographiques au style sec et coupant d’un classicisme avéré et sybarite au milieu des follets abscons symbolistes de l’époque ! Sobriété presque clinique au service de toutes ces vies évoquées … vies pleines de stupeur et de cruauté morbide, d’horreur confirmée et d’où se dégage un charme obscur … On notera une fascination pour les corps, pour les corps vivants ou … morts … pendus et déjà noirs au bout d’une corde ! Une fascination pour les étoffes qui entourent les corps chauds ou froids … garni de choses finalement assez bizarres le père Schwob … On notera également une prédilection bienveillante pour les exclus et les errants, pour cette sourde famille en dehors de la société où les individus ne valent que part aux mêmes en dehors de toute organisation sociale et de toute préoccupation matérielle, anarchisme ontologique de Marcel Schwob ! Il finira mort assez jeune en « aventurier passif » et sa descendance littéraire ne finira plus d’enfler de Borges à Pierre Michon plus récemment en passant par l’azimuté Artaud et son Uccello à lui.. le flow Deleuzien parfois fourche et Schwob n’est pas Umberto Eco, assurément et bienheureusement …

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dimanche 17 décembre 2006

Tripod Jimmie - Long Walk Off A Short Pier (1982)



Ah ! « Mirror on the Wall » c’est tout ce que j’aime ! Cette boite de si rachitiques rythmes presque décharnés rapidement grossie par des roulements de tambours martiaux sur lesquels vient s’entasser un basse plombée et grasse jouée sans savoir jouer, cette sorte de bouillie rythmique bientôt lacérée par des riffs de guitares tranchants comme des coups de cutters, mon dieu quelle tambouille ! L’un des meilleurs morceaux avec une basse mafflue loquace sur les miroirs avec le « Mirror in the bathroom» des Beat ska british qui lui est un titre énorme, mais tendu souple (l’herbe ?) pas comme Tripod Jimmie qui lui est raide tout le temps (le Pcp ?), Complètement post-catatonique punk !
Ah oui ! Cette voix étranglée ne vous rappelle rien ? Et oui bien sur Crocus Behemoth ! David Thomas l’étranglé psychotique de Jéhovah à marteau de chez Pere Ubu ! le disque ne vous rappelle rien ? Pere Ubu encore, et pour la bonne raison que Trippod Jimmie n’est qu’une émanation de la clique à Thomas, en fait le projet solo d’un échappé , Tom Hermann guitariste historique de 1975 à 1979, tout seul (en fait non presque) donc là avec une voix corgnoleuse à souhait …
Le reste du disque pour les gens qui aiment les choses sinistres et roides, les basses plombée-plombantes et tutti quanti est un pur bonheur de R&B post atomique , plein de riffs furieux, de cris,mais pas de chuchotements, du Talking Heads sans polo lacoste , du Electric Eels en moins décharné (faut pas déconner) du PIL sans alibi, le tout est un must absolu que les choses soient bien clairs !

« Il est difficile de placer le PCP dans une catégorie précise de musique: dépendamment de la quantité consommée et de la qualité du produit, ses effets seront différents ou semblables aux effets des hallucinogènes, des anesthésiques, des analgésiques ou des stimulants. Tout le monde ne réagit pas de la même manière , même à des doses identiques. Selon le mode de consommation, les effets du PCP apparaissent en quelques minutes ou en une heure. En général, cet effet dure entre 4 à 8 heures, voire jusqu'à 12 ou 18 heures.
À faible dose, on observe les symptômes suivants: raideur musculaire et incoordination, engourdissement général des extrémités, difficulté d'élocution, somnolence et confusion. On peut également constater une transpiration excessive, des rougeurs et une accélération du rythme cardiaque. De fortes doses peuvent produire une anesthésie. On observe une déformation de la perception et une sensation d'apathie, de détachement ou d'isolement. Un comportement anormal et violent est possible...»

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à défaut de sparring partners ...

Raymond Cousse vrai autodidacte vrai frappé, frappé par le théâtre de Ionesco mais surtout par Beckett , rencontre décisive il restera assommé jusqu’au bout, il monte sur scène tout seul (Stratégie pour deux jambons) dézingue la critique germanopratine (dégoupillage en règle de B Pivot) il redécouvre par erreur Emmanuel Bove , round décisif notre homme est groggy à nouveau … il grossit inconsidérément (super lourds) , pamphletise dans le vent sans harponner aucun papillon et meurt de par lui même , un jour il s’auto uppercut ! Desproges sera l’un de ses seuls défendeurs... à défaut de sparring partners …

Stratégie pour deux jambons

Naguère encore, la tuerie particulière aurait contraint ma marchandise à végéter dans le cercle étouffant du porcher et de sa famille. Le développement des accords internationaux et la standardisation de la découpe ouvrent maintenant la voie à la libre circulation des carcasses. Me voici au seuil d'une prodigieuse aventure. A pied, à cheval, à l'intérieur des camions frigorifiques ou dans les boîtes de conserve, mon avenir est assuré. J'irai sous peu porter la bonne parole sur toute la planète. A croire que mes rôtis et côtelettes sentent déjà l'appel du grand large. Si je ne les retenais fermement, je crois qu'ils me fausseraient compagnie avant l'abattage. Mais je suis un cochon légaliste. Aussi longtemps que j'aurai charge de ma marchandise, pas un atome ne sera distrait du cours offficiel. Ce n'est qu'après avoir participé à l'élaboration des rillettes et du pâté communs que je pourrai m'estimer paré. Ensuite, bien sûr, c'est une autre histoire. Mais qu'importe alors ? J'aurai vécu.



Journal inédit

1978

22 avril

(...) Terminé Mes amis de Bove. La dérision du titre est à l’image du contenu. L’économie étonnante du langage. Un style visuel, très pictural, procédant par petites touches, presque du pointillisme. Le désespoir poli et discret. Une sensibilité retenue aussi et beaucoup de pudeur. C’est un chef-d’oeuvre. Je n’en reviens pas qu’un tel livre ait pu être écrit en 1921, par un auteur de 23 ans. J’ai lu et relu à petites doses, en marquant des pauses entre chaque phrase.

11 décembre

Tellement gros que je n’ose plus monter sur la balance. Le ventre si proéminent que je ne verrais d’ailleurs pas le compteur. J’en suis probablement à cent cinq kg. Pour un mètre soixante-quatre. Je ne cesse de bouffer. C’est une compensation en fait de ne pas - je n’ose dire plus - boire. Si je marche cent mètres, je transpire comme un porc, sans parler des suées d’angoisse très fréquentes. Cent cinq kg c’est précisément le poids d’abattage de mon cochon dans Stratégie.

1987

Madrid, 4 décembre

(...) Dîné plusieurs fois avec des philosophes de la revue Esprit et également Paul Ricoeur, pour lequel j’ai beaucoup d’estime parce que ce n’est pas un faiseur, mais un artisan de la philosophie plein d’humilité. Nous avons sympathisé spontanément. Il s’est intéressé sans cesse à mon travail et déplorait de devoir repartir sans avoir vu le spectacle. Comme je lui parlais d’Hyvernaud, il m’a appris qu’ils étaient tous deux prisonniers dans le même camp en Poméranie.

http://www.chez.com/raymondcousse
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mardi 12 décembre 2006

Beau Brummels - Bradleys Barn (1968)



Après avoir orienté les Beau Brummels dans un sillon pop folk psychédélique (Triangle un chef-d'œuvre), leur producteur Lenny Waronker embarque nos oiseaux vers Nashville avec l’idée futée de leur faire goûter un petit bout de country. Une country débarrassée de pas mal de choses, une country avec des cheveux  un peu longs et en tous les cas une country très influencée par d’autres oyseaux les Byrds de Sweetheart of Rodeo!
Bon alors, les faux dandys Brummels digèrent-ils bien les Stetsons ? Grande question ? Pour s’éloigner des métaphores culinaires à chapeau plouc, disons que si on égare un peu de la mélancolie moirée qui faisait la singularité (le charme ?) des premiers Brummels le disque est néanmoins très bon, marqué par la musicalité maligne de musiciens * pas décontractés pour rien avec plein d’intuitions dans le territoire de l’arrangement. Un banjo accrocheur Turn Around un vibraphone qui tend la mélodie Deep Water un orgue matois parfois Jessica … Le tout dégageant une tenace saveur de Byrds barbu et de Dylan circa 68 sans le laid back palmipède (et les lyrics.) Bon évidemment et surtout il y a la voix toujours majestueuse de Sal Valentino, moins nimbée et dans le spleen et plus dans une exhortation ambrée des sentiments, une voix plus mûre qui assume sa pleine complexité. Écoutez Little Bird par exemple, nous ne sommes pas loin de Tim Buckley même si derrière la trame musicale est beaucoup moins aventureuse …

* En 1968 les Beau Brummels ne se résument plus qu’à Sal Valentino et Ron Elliott, accompagnés par un aréopage de paisibles requins Nashvilliens , le guitariste Jerry Reed et le batteur Kenneth A. Buttrey, vétérans des Nashville’s session de Dylan notamment.

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samedi 9 décembre 2006

Buckley fin ...

Les trois derniers albums de Tim Buckley on une réputation un peu désastreuse bref survol donc :



« Greetings From LA » sorti fin 1972 et produit par Jerry Goldstein l’homme de War est un bon disque de presque Soul influencé par Marvin Gaye Curtis Mayfield et tout et tout …. Moins éthérée et moins aérienne l’inspiration est beaucoup plus dans la boue du charnel et la voix de Buckley a quelque chose de plus fourbe et de plus rêche … voir de carrément sexuel (Nighthawkin) Buckley découvre son corps semblerait t-il.Jolie découverte, joli disque …



« Séfronia » est surtout connu pour « Dolphins » merveilleuse reprise de Fred Neil et dernier vrai climax de Buckley. L’album est dominé par une sorte de variété adulte matinée de funk blanc, assez peu ragoûtante mixture concoctée par une cohorte de requins de studio que l’on imagine aisément cyniques et le nez plein de mauvaise coke … malgré tout - ce contexte trop bien mal peigné notamment - la magie opère encore , la voix de Buckley est toujours majestueuse et il y a des titres plaisamment peu conséquents « Sally Go 'Round The Roses » ou même agréablement too much comme « The King's Chain » sorte de concentré de Big O, on notera l’apparition du jeune songwriter Tom Waits dans un titre sucré et avec violons « Martha » !



« Look At The fool » a une réputation abominable et serait un chose assez indéfinissable presque de la variété morne loin des expériences et du caractère flottant des deux premières manières de Buckley. Tout cela est vrai mais pourtant ce qui reste assez émouvant dans ce disque c’est cette impression de voir le gâchis pleinement à l’œuvre ! Une inspiration calcinée et comme rabougrie dans une mauvaise soul blanchie par trop de lavages successifs. Chose poignante Buckley ne peut même plus se raccrocher à sa voix qui semble faiblir petit à petit et se résumer hors de la complexité, comme si le filtre n’agissait plus, triste fin …

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dimanche 3 décembre 2006

Pingouin



Je connais deux trois non-autodidactes ballonnés de tout leur savoir acquis et tamponné par les autorités compétentes en la matière qui doutent de Robert Benchley et de sa rigueur scientifique … mon dieu qu’ils se trompent ! et il n’y a rien de pire qu’un scientifique dans l’erreur ! Peut être un éléphant claudiquant au milieu des tubes à essai ? Tristes proboscidiens * sautillants en blouse immaculée, triste chose vraiment.

Eh bien éplorés proboscidiens sachez que Robert n’est que rigueur ! Que oui il pleut sous l’eau ! Que les pingouins dissertent plus que de raison un vieux whisky à la main, que les anguilles oui les anguilles ! Traversent l’atlantique, trouvent l’embouchure de la seine et remontent à Paris histoire de boire un coup dans la ville des marronniers en fleurs ! Sachez que hasard coïncidence (Claude Lelouch ?) nos anguilles épicuriennes rencontrent parfois dans leurs excursions hédonistes, un brave petit gars en forme d’éponge chantante ; Le rouge-gorge sous-marin. Tout cela est prouvé, prouvable démontré par Benchley et donc indéniable, incontestable certainement avéré et indubitable et tout ce que vous voulez ! Pris par le charme , piqué par le moucheron tsk-tsk me voilà l’air penaud (en mieux) et tout petit devant tant de savoirs si rigolos mêlés , comme un polype les tentacules ouverts, abandonné à ma propre réjouissance !

Pour ceux qui me reprochent de travailler pour les happy fews (comme le Beyle grenoblois) sachez donc tendres têtes de bois que Benchley est un humoriste critique chroniqueur new-yorkais du début de l’autre siecle .Moins dans l’humour râteau dans le pif comme le Bergson à chapeau rond national et plus dans une chose anglo-saxonne : l’éprouvette du nonsens ou on pince sans rire en faisant rigoler les autres pincés … expérience concluante, Monsieur Benchley est un grand chercheur …

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