mardi 30 novembre 2004

Henri Matisse


le bonheur de vivre-1905-1906

Premiers déploiements voluptueux de nus chez Matisse, des nus qui viennent de chez Ingres, et Matisse tout retourné par sa propre audace lui rend un merveilleux hommage sentimental dans cette petite féerie de couleurs sereine et apaisée, Picasso émoustillé sortira les demoiselles d’Avignon du bordel ou elles stagnaient et le méchant Cioran écrira plus tard un livre malintentionné « De l’inconvénient d’être né» qui est peut être l’opposé singulier du magnifique tableau du père Matisse.

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vendredi 26 novembre 2004

Kraftwerk

Evidement Kraftwerk est un groupe crucial, véritable pierre angulaire de la musique populaire des ces 25 dernières années, sans eux pas d’electro de house de musique industrielle ou de hip-hop ou alors tout ça aurait évolué de manière complètement différente, après des débuts clandestins ou ils transforment l’électronique la plus pure en beauté, ils se métamorphosent à partir de 1974 grâce à la découverte du Minimoog en un groupe plus accessible, créant le concept d’Industrielle Volksmusik (musique industrielle populaire) qui a pour but d’évoqué le monde industriel ,le bassin de la Ruhr avec une froideur toute poétique, (ne pas oublié l’Allemagne des années de plomb 70), l’album Autobahn est ainsi une ode au progrès technique et au réseau autoroutier Allemand (vestige de l’Allemagne nazi) le plus étendu d’Europe, c’est un disque captivant de monotonie synthétique et en même temps un vrai disque pop ou subsiste de vague échos des Beach Boys, l’album suivant Radioactivity en 76 est une véritable provocation dans un pays l’Allemagne ou les écologistes commencent à pointé le bout du nez, il est question de physique et l’Umour (J-Vaché) est présent comme toujours avec des titres comme « Ohm Sweet Ohm », l’album est moins intéressant mais toujours passionnant d’idées neuves, après l’autoroute et la physique nucléaire voilà le train et Trans Europe Express en 1977 l’un des titres les plus samplé au monde, et ensuite le meilleur Kraftwerk à mon avis , The Man Machine, un disque aux concepts très forts ,vision panaeuropéene , mélange de constructivisme Russe et pressentiment d’un monde ou l’homme et la machine vivraient de façon harmonieuse, au-delà des idées et des concepts, The Man Machine est avant tout un immense morceau de musique populaire avant-gardiste un peu comme Pet Sounds qoui avec les moyens de l’époque, un disque qui parle au cœur (et oui) et au corps (ça fait gigoter les guibolles), Kraftwerk se produit en scène avec quatre mannequins réplique des musiciens en cravate rouge et chemise noire ,grande époque, Computer World en 1981 est le dernier disque vraiment intéressant de Kraftwerk c’est le plus émouvant aussi , avec des titres plus mélancoliques comme « Computer World » et des choses très dansantes.


"Nous nous sommes toujours définis comme des hommes machines. Dans la société, l'utilisation des machines apparaît souvent comme la lutte des hommes avec leurs propres inventions : dans notre travail, nous nous situons en contrepoint de cette désastreuse évaluation (...) Kraftwerk montre de façon symbolique par un son entièrement électronique que les machines ne sont pas mauvaises, qu'elles peuvent tout aussi bien produire de l'harmonie. Tout dépend de la manière dont on s'en sert."
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vendredi 19 novembre 2004

Les deux anglaises et le continent

"Quinze années ont passé comme un souffle" : Mrs Brown est morte et Muriel, mariée au Pays de Galles, a eu une fille. Claude se promène dans le jardin du musée Rodin et contemple les statues du grand sculpteur. Un groupe de petites collégiennes anglaises courent en riant à ses côtés...Et si l'une d'elle était la fille de Muriel ? Un travelling circulaire fait le tour de la statue de Rodin, le Baiser. Claude s'approche d'un taxi pour le prendre. Il n'est pas libre ; le chauffeur attend quelqu'un. Claude s'écarte mais aperçoit dans la vitre de la voiture son image. Il murmure "Mais, qu'est-ce que j'ai ?.. J'ai l'air vieux aujourd'hui".


D’abord redire que c’est un film magnifique, ensuite ce qui frappe vraiment c’est sa simplicité narrative, de courtes vignettes sèches et lyriques à la fois qui finissent en fondu au noir clos à l’iris le plus souvent et qui donnent un coté irréversible et sec à la fois, il faut souligner aussi l’extraordinaire flot de paroles qui porte le film vers une incandescence lyrique assez étonnante pas de place pour la distance cela vibre sans cesse et il n'y a qu'une sincérité presque terrifiante, on est comme porté par le flot immuable de paroles qui fait du film un objet littéraire assez biscornu et lyrique à ranger à coté de deux autres films qui travaillent le texte et la parole de Manière assez singulière et lumineuse aussi,, je veux parler de « La Maman et la Putain » et de « Ma Nuit Chez Maud », deux beaux moments charbonneux. Pour le reste la musique de Delerue est magnifique et le coté film en costumes n’est pas trop pesant, ah ! Oui aussi comme tous les Truffaut sombres c’est un aérolithe biscornu loin de tout académisme, fait de saute de rythmes incongrus et d’incohérence magnifique, c‘est surtout un grand film qui frémit du début à la fin ou l’émotion ne baisse jamais, c’est un film donc assez usant psychologiquement.

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1981


Japan-Tin Drum

Disque acheté lors d’un séjour à Londres avec le Fear of Music des Talking Heads et le premier New Order Movement, c’est un disque d’une grande classe avec la très belle voix de David Sylvian , en fait j’écoutais surtout en boucle le titre Ghost, une pure merveille.

Stranglers-La Folie

Voilà peut être pourquoi depuis 23 ans je porte de chaussettes noires, les Stranglers ne portaient que du noir, les Stranglers étaient de sales types capables de fouetter d'indéfinies strip teaseuse en concert, capable de sortir des disques extraordinaires aussi, La Folie en est une brillante preuve.

Taxi Girl-Seppuku

Unique album de Taxi Girl attendu dans la fièvre, d’abord l’objet magnifique pochette de Mondino qui était complètement close,il fallait découper l’un des coté pour prendre possession du disque, ensuite le reste les musées de cires, John Doe et Sharon Tate , les jeunes hommes modernes un vrai manifeste.

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vendredi 12 novembre 2004

Fahrenheit 451



Bon tout compte fait avec le son et la magnifique musique de Bernard Hermann c’est bien un film de Truffaut malgré le décorum la photo un peu arty et des acteurs totalement affectés et un peu fantomatiques, c’est un film Truffaldien parce qu’il empoigne deux trois thèmes récurrents et compléments intimes chez lui, la transmission du savoir, l’amour des livres c’est idée que la culture n’est pas une chose que l’on gobe tout cru, que les écrivains et artistes continuent de vivrent à travers leurs œuvres et bien après leur mort, ce thème est aussi celui de la Chambre verte, une sorte de mysticisme laïque ou les saints seraient des écrivains. Ne pas oublier d’où vient Truffaut autodidacte qui s’est fait par la lecture et grace à des "maîtres" forcement amoureux des livres (Bazin, Cocteau) , c’est pourquoi tout ça est très émouvant parfois. Pour le reste le film malgré un coté visionnaire indéniable (qui était déjà dans la nouvelle de Bradbury je pense) est trop corseté par la direction artistique, la photo est belle mais a vieilli et donne au film un coté kitsch pas très réjouissant, les décors le metro aérien même si c’était une bonne idée d’utiliser un matériel déjà existant est un peu trop monolithique, et si il a un coté assez émouvant Oscar Werner est un peu absent, Julie Christie est filmée comme un substitut probable de Françoise Dorleac, le plus beau plan du film est assez contradictoire c’est celui ou les pompiers brûlent la bibliothèque de la vieille femme et accessoirement celle ci avec, la on voit les livres qu’aimait Truffaut partir en fumée comme des déclarations d’amour et au milieu du feu une photo d’Anna Karina dans la Religieuse de Rivette, qui est peut être l’acte de naissance caché de mai 68.

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lundi 8 novembre 2004

Johnny s'en va-ten guerre (1971 - D.Trumbo)

C’est un film bouleversant l’un des plus triste et déprimant qui soit, Dalton Trumbo n’était pas un vrai réalisateur (scénariste blacklisté, Spartacus l’histoire est longue) Johnny Got His Gun est son seul film en fait l’adaptation d’un roman publié en 1939, c’est un film un peu académique et un brin vieillot mais qui a un coté inattaquable le scénario étant d’une force et d’une sensibilité qui défie tout sens critique.


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Grosse Fatigue

Ici je parle d’autre chose

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samedi 6 novembre 2004

1983





New Order-Power Corruption and lies

Le meilleur album de New Order, j’étais un peu inquiet avant sa découverte, en effet le disque précèdent Movement malgré de bons moments souffrait cruellement de l’absence de Ian Curtis, la c’est le vrai premier disque de New Order, ils trouvent leur style, l’électronique est plus présente et la mélancolie toujours là, disque à marié au Ep Blue Monday, véritable séisme rare morceau qui m’est fait gigoter inconsidérément.


Week end-La Varieté

Née des cendres des magnifiques Young Marble Giants, une splendeur ;

Durutti Column - The Return of The Durutti Column

Avec un nom comme ça et chez Factory en plus ça devait être de la cold Wave frigorifique et bien non surprise découverte interloquée d’une musique délicate et totalement atmosphérique je n’ai pas ramener le disque chez le marchand et j’ai découvert par la suite qui était le fameux Durrutti.

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