lundi 27 septembre 2004

Interpol-Antics

Bon c’est sur que les arrangements à la truelle et le manque de finesse pour le moins des mélodies aurait pu être repoussoir allez savoir pourquoi j’aime pourtant beaucoup Interpol , c’est une musique qui ne doute de rien joue tout sur le mélodramatique et l’héroïque avec une grande simplicité de moyens sans verser le moins du monde dans le ridicule et le grandiloquent, et avec un nom aussi nul il faut le faire …

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jeudi 23 septembre 2004

Graham Nash-Songs for Beginners

Graham Nash est sûrement plus sain et présentable que le grizzli Crosby mais il a sorti un disque très bon lui aussi Songs for Beginners moins triste et plus lumineux avec et un sens du politique plus présent la scie « Chicago », « Military Madness » de loin les deux plus mauvais titres du disques, le reste étant vraiment bon, entre titres presque dépouillés d’une sobriété touchante et titres ou se fait sentir sans être écrasante l’influence de John Lennon, ne pas oublié ses débuts avec les Hollies Graham Nash est un peu atypique dans le toutim CSNY il est anglais et donc plus pop et un poil plus baroque.

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mercredi 22 septembre 2004

Dominique Rocheteau-L’ange vert

Finir esquisse bressoniene dans un magnifique Pialat tardif « Le Garçu » n’est pas donné à n’importe quel pousse ballon venu, Dominique Rocheteau était un cas l’expression même de la douceur dans un sport le football qui n’est pas l’expression même de cette fameuse douceur, il était une sorte d’icône en fait le premier joueur « pop » du football français, cheveux longs et bouclés visage d’ange et romantisme discret, une maladie inconnu allait bientôt se rependre dans la France somnolente de 1975, « la rochetite aiguë », maladie de l’adolescence faite de poster fleurissant dans les chambres de jeunes filles en fleurs, maladie du langage aussi faites de logorrhée stupéfiante « l’ange vert » par ici « le démon vert » par-là, vraiment un phénomène incontrôlable, Rocheteau lui restait insensible à toute cette fièvre qui le dérangeait plus qu’elle ne l’attirait et ce ne fut pas son plus mince mérite, en fait Rocheteau préférait se concentrer sur son jeu, il était l’une des pièces maîtresses du grand Ste Etienne, entraîné par le Sphinx, Robert Herbin, qui selon la légende faisait écouter à ses joueurs quelques symphonies de Gustav Mahler, histoire de leurs donnés une inspiration plus grande et sereine, mais revenons à notre« ange vert », pendant une saison en tout cas il dribbla avec constances ses adversaires comme des quilles résignées, son palmarès grandit rapidement : Champion en 76, coupe en 77 et surtout la finale de Glasgow ou malheureusement blessé il ne jouera que quelques misérables lumineuses minutes restées gravées dans les mémoires de milliers de petits garçons mid-seventies, la suite est connue, les poteaux carrés la victoire de fonctionnaires du foot, les allemands du« Bayern » assurément surmotivé par l ‘écoute de quelques walkyrie Wagnérienne.
Mais les blessures rôdent au détour de matchs rugueux en championnat, Rocheteau va perde peu à peu de sa légèreté, il va changer de club, le PSG, Toulouse ensuite, il va changer de jeu aussi, d’ailier aérien il va devenir avant centre un peu plus besogneux mais toujours avec cette fameuse douceur (pas un carton jaune en 15 ans de carrière) un exemple de fair-play qui respectait l’intelligence du public et respectait le foot pour ce qu’il est, un jeu venu de l’enfance…

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jeudi 16 septembre 2004

François de Roubaix

François de Roubaix a un petit coté mythique, mort jeune et noyé, autodidacte précurseur du Home-Sudio il joue le plus souvent de tous les instruments (l'exemple le plus connu étant celui de 'La Scoumoune' qu'il a entièrement joué et enregistré seul dans son appartement), il aurait pu être une sorte de Morricone français utilisant des instruments exotiques incorporant un soupçon de musique électronique le tout avec beaucoup de diversité dans les thèmes variant du symphonique à des choses plus franchement pop, j’ai personnellement un gros faible pour la BO de « Dernier Domicile Connu » qui est malgré un film assez négligeable un chef-d’œuvre de mélancolie, sinon dans un genre plus enjoué j’aime beaucoup, »L’Homme Orchestre » plein de fantaisie pop.



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mercredi 15 septembre 2004

Orchestre Rouge

Orchestre Rouge c’était quoi ?
Un mélange étonnant on dira, soit la lourdeur métaphysique de Joy Division et du Post-Punk anglais, la conscience politique de Clash et son ouverture vers le Reggae et le dub, une vision plus artistique venant du punk New Yorkais, Television pour les guitares aventureuses et le Velvet pour le romantisme urbain. Orchestre Rouge c’était aussi et surtout la découverte d’un vrai personnage d’une voix à l’accent attachant, la découverte de Theao Hakola sorte d’aérolithe tombé comme par hasard au cœur de l’agitation Punk parisienne, Un Américain à Paris version destroy, mais pas n’importe quel américain, né à Spokane descendant de mineurs finlandais il commence à militer très jeune vers l’age de 15 ans dans l’Amérique sinistre du sinistre Nixon, pour l’écologie pour le droit à l’avortement, il part ensuite risquer sa vie en militant contre le fascisme de Franco sur le terrain en 1975 avec le Comité américain pour l’Espagne démocratique, se passionne pour l’histoire de la guerre civile espagnole qui sera un thème récurant chez lui, devient petit à petit un agitateur un peu souterrain.. Donc voilà en 1978 il débarque à Paris pour apprendre le français et reste planté la, animateur et producteur d'émissions (Nova, France Inter, RMC, Cité 96) et acteur de théâtre dans Mahagonny de Brecht/Weill... comme happé par le maelström Punk il fonde Orchestre Rouge en 1980 et Yellow laughter produit par Martin Hannett sort bientôt chez RCA. Theo Hakola à un peu renié cet album par la suite, reprochant à la production de Hannet de ne pas avoir saisit l’urgence du groupe, c’est pourtant un travail assez convainquant je trouve même si on est loin du Closer de Joy Division le chef d’œuvre de Hannett, l’album regorge de merveilles acides « Speakerine » émouvantes « je cherche une drogue qui ne fait pas mal » »arides « the consul »… Le second album, Passion Fodder sera donc plus dur et près de l’os, voulu plus incandescent il manque de couleurs et d’une vrai ligne directrice je trouve. Ensuite Hakola crée Passion Fodder mais c’est une autre histoire.

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dimanche 12 septembre 2004

Frissonnement Rilkien

Oui la voix c’est ce qui persiste, repli et frissonnement Rilkien chez Nick Drake qui cherche le détachement le neutre la disparition, il cherche à s’élever à quitter ses démons à s’absenter de lui-même dans un bruissement mais n’y parvient pas, voilà pourquoi c’est si bouleversant, en même temps il y a aussi comme un trait de lumière constant, c’est plus que du témoignage c’est plus que de l’intimité c’est une trace persistante, une autre manière d’appréhender le monde…

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The Libertines

Je sais bien que le Rock est un truc qui joue sur les références depuis toujours que les Stones piquaient tout aux bluesman l’histoire se répète sans cesse je sais bien que le Post-Modernisme peut être intéressant mais bon j’ai du mal à écouter un groupe qui sonne comme les Clash, Jam ou Wire en 2004, sans aller chercher bien loin avec des influences pas très lointaines l’album de Tv On The Radio me semble beaucoup plus aventureux avec un son vraiment neuf.

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Gainsbourg

Gainsbourg à l’instar de son alter ego british Bowie est un dandy vampire qui pompe tout ce qui est de bon goût, Chopin, Vian, la chanson rive gauche, Spector, la pop anglaise, le génial Vannier, le fantastique Elek Bacsik sur le bien nommé confidentiel une splendeur, les Wailers orphelins et libres, c’est un grand recycleur là est son génie un artiste post-moderne dans des habits classiques, un Des Esseintes Warholien qui tire le meilleur de tout ce qu’il accapare, malaxe vol même un peu et restitue le tout sous forme de bouquets splendides, les fleurs du mal en somme…
Il composa ainsi le bouquet de ses fleurs: les feuilles furent serties de pierreries d'un vert accentué et précis: de chrysobéryls vert asperge; de péridots vert poireau; d'olivines vert olive et elles se détachèrent de branches en almadine et en ouwarovite d'un rouge violacé, jetant des paillettes d'un éclat sec de même que ces micas de tartre qui luisent dans l'intérieur des futailles. J.-K. Huysmans

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Marquee Moon

Télévision ça parle un peu de New York des rues sales glacées et venteuses, des murs de briques pas très réjouissants, ça porte un peu au néant à l’évanescence à un replis littéraire alors évidemment le romantisme supposé de la drogue est un peu prégnant, pour le reste en fait ce qui est le moins loin de télévision dans l’approche c’est le Jazz de Coltrane ou de Dolphy, television serait donc un groupe de jazz qui joue du Rock par erreur, et les histoires de came alimente pas mal l’histoire de cette musique en bien ou en mal

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vendredi 10 septembre 2004

Garrincha

L’âme damnée de Pelé.
Il y a ceux qui cherchent laborieusement et puis il y a ceux qui trouvent comme Picasso ou comme Garrincha qui malgré une démarche chaplinesque acquise des l’enfance au travers d’une méchante polio lui faisant des guibolles hors normes transforme le mal être en sublime grace à une gestuelle à proprement parler miraculeuse entre le ridicule et l’immensément poétique une sorte de suave équilibre, Garrincha est un créateur d’arabesques de mouvements incongrus alimentant la stupéfaction de l’adversaire plus partenaire inconscient de l’œuvre en mouvement qu’autre chose, Pelé lui plus lisse n’était que sensualité et intelligence un classique un peu trop honorable couvert d’honneurs sain de corps et d’esprit fidèle en amour une sorte de collabo de la normalité qui finira ministre, Garrincha lui brûle sa vie comme ses adversaires baise tout ce qui bouge il est paraît il pourvus d’un sexe surdimensionné et il l’utilise, fume et bois finis dans la plus extrême détresse le delirium tremens remplace le sourd grondement du stade, Il meurt à Rio do Janeiro le 20 janvier 1983 à 49 ans des milliers de pauvres hères descendent des favelas et suivent son cercueil juché sur un rutilant camion de pompiers Garrincha ne jouera jamais au cosmos de New York il fait parti du cosmos presque pour toujours comme toutes les étoiles…

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Dylan

Indépassable, on ne remerciera jamais assez Dylan d’avoir ouvert tout un pan de la musique populaire à plus de complexité, c’est l’un des premiers modernes peut être le créateur de la modernité dans la musique populaire américaine ,il reprend toute la tradition folk (Woody Guthrie, Carter Family Hank Williams) et la transforme radicalement, en politique en poésie avec beaucoup de courage et pas beaucoup de compromissions, au tout début des sixties la musique aux USA, mis à part la musique noir, est immensément sirupeuse, le règne de l’entertainment creux, le rock des pionniers est mort, Elvis est un gentil trouffion , c’est le règne du sourire Colgate et du brill Building pour le meilleur , et vlan Dylan déboule et il prend sa guitare et il chante avec cette drôle de voix de canard asthmatique,des textes surréalisant qui parlent d’autres choses que les voitures ou les filles gentilles, voilà déflagration, les vannes sont ouvertes.

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Lou Reed -Berlin

J’ai toujours eu un problème avec Berlin, que les choses soient claires Lou Reed est immense, le troisième Velvet est sidérant de calme et de tranquillité Transformer est un truc magnifique, j’aime même des choses moins incontestables chez lui, Coney Island Baby, The blue Mask, Street Hassle et même The Bells c’est vous dire, mais Berlin jamais accroché ; pourtant je vois bien la dépression les arrangements splendides mais je n’accroche pas, persiste uniquement un vague sentiment nauséeux comme si Lou Reed se vautrait un peu dans ses sentiments et était un peu spectateur décalé de lui-même, regardez comme je vais mal regardez comme mon disque est beau, je me trompe sûrement c’est un disque que je réécoute sans cesse pour le comprendre, je ne l’ai toujours pas compris…

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mercredi 1 septembre 2004

David Crosby-If I Could Only Remember My Name

Oui le grosse morse largué à la moustache légèrement saupoudrée de cocaïne qui hante nos esprits a été autre chose que gentiment pathétique, c’était il y a très longtemps il faut dire dans un autre siècle, il a même été l’auteur d’un album classique If I Could Only Remember My Name, grand disque vraiment brûlant et même d’une urgence insoupçonné , d’abord le titre If I Could Only Remember My Name tout un programme ! Il faut dire que le début des seventies voit le flower power sombrer dans une grande gueule de bois, un mal de tronche insurmontable le début de la fin des illusions communautaristes le passage à des drogues plus férocement addictives l’hédonisme s’éloigne peu à peu et une tristesse incommensurable envahie les disques de cette époque, donc le disque de Crosby est lui aussi lourd et mélancolique mais d’une musicalité rare ; il faut dire que le casting est à la hauteur, Neil Young, Joni Mitchell, Graham Nash, deux trois Gratful Dead et Jefferson Airplane un Santana égaré, l’ensemble des musiciens vivants en communauté le disque a un cohésion formidable, tout à tour épique (Cow Boy Song, Laughing) ou romantique (Traction in The Rain), crescendo de voix « à la CSNY » (Music is love, What are their Names) tout en vraiment excellent et est bien l’égal des meilleurs disques de Neil Young.

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